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Liban

Hariri à Tripoli : Les armes ne pourront plus intimider les Libanais

Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, a entamé hier une visite à Tripoli, la première d'une tournée qu'il a l'intention d'effectuer dans les différentes régions libanaises, « afin d'être en contact direct avec les citoyens, s'informer sur leur situation et les remercier pour leur appui à la voie de la souveraineté et de l'indépendance », selon son bureau de presse.
M. Hariri a rencontré à l'hôtel Quality Inn, où il réside durant son séjour, des notables et des maires de Koura et de Bab el-Tebbaneh, en présence des députés Samir Jisr, Kassem Abdel Aziz, Mohammad Kabbara et Badr Wannous, et de l'ancien député Moustapha Allouche.
S'adressant à ces délégations, M. Hariri a indiqué : « Notre projet est que l'État soit responsable des armes, de la décision de guerre et de paix, et de la stabilité et la sécurité des Libanais. Cela n'est pas impossible à réaliser, comme le prétendent certains. Ce n'est pas un slogan, mais un plan que nous allons essayer de mettre en application, dans l'intérêt de la nation et de l'avenir de tous les Libanais. »
« Tout le monde sait les sacrifices que nous avons consentis au cours des six dernières années afin de préserver l'unité nationale. J'ai été franc et honnête dans mes négociations avec les autres parties, afin de parvenir à la réconciliation nationale totale et vraie entre tous les Libanais, à travers la conférence de réconciliation et de pardon que nous avons essayé d'organiser à Riyad sous l'égide du roi Abdallah, dans la mesure où il est illogique que certaines parties politiques continuent à se boycotter, plus de vingt ans après la fin de la guerre civile », a-t-il poursuivi.
« Nous ne négociions pas à partir d'une position de faiblesse, comme certains le pensent. Nous négociions à partir d'une position de force résultant de l'appui du peuple, qui nous avait donné sa confiance lors des dernières législatives, pour résoudre la crise politique actuelle dans le pays et pour rien d'autre », a-t-il noté.
Et M. Hariri d'ajouter : « Ceux qui pensent qu'en renversant le gouvernement et en exerçant une pression armée sur certains partis politiques pour modifier l'équilibre des forces en leur faveur, ils seront en mesure de nous marginaliser et de nous annihiler politiquement, se trompent. Le recours aux armes comme facteur de puissance ne servira pas à intimider ou à effrayer les citoyens, comme l'a prouvé le grand rassemblement populaire au centre de Beyrouth dimanche dernier. »
Par ailleurs, à l'issue d'un entretien avec le mufti du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, M. Hariri a réaffirmé qu'il ne saurait être question pour lui d'abandonner ses alliés ou de « renoncer à la dignité, la souveraineté et l'indépendance du Liban ».
Le Premier ministre sortant, Saad Hariri, a entamé hier une visite à Tripoli, la première d'une tournée qu'il a l'intention d'effectuer dans les différentes régions libanaises, « afin d'être en contact direct avec les citoyens, s'informer sur leur situation et les remercier pour leur appui à la voie de la souveraineté et de l'indépendance », selon son bureau de presse. M. Hariri a rencontré à l'hôtel Quality Inn, où il réside durant son séjour, des notables et des maires de Koura et de Bab el-Tebbaneh, en présence des députés Samir Jisr, Kassem Abdel Aziz, Mohammad Kabbara et Badr Wannous, et de l'ancien député Moustapha Allouche. S'adressant à ces délégations, M. Hariri a indiqué : « Notre projet est que l'État soit responsable des armes, de la décision de guerre et de paix, et de la stabilité et la...
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