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Liban

Portes ouvertes au Congrès US pour la révolution du Cèdre II

« Nous, démocrates et républicains, nous nous affrontons sur presque tout, mais nous sommes d'accord sur un seul sujet : notre désir et notre appui total pour un Liban libre, souverain et indépendant. »
Ces mots sont ceux du congressman démocrate Howard Barman, membre supérieur du comité des Affaires étrangères et l'un des ténors de la Chambre des représentants. Avant-hier, avec dix autres de ses collègues non moins illustres, il a célébré le sixième anniversaire de la révolution du Cèdre, sous la coupole même du Capitole.
Cette manifestation, organisée par les représentants aux États-Unis de toutes les composantes du 14 Mars et de ses mouvances, avait attiré plus de 400 personnes, entre Libanais, Américains et Américains d'origine libanaise. Et c'est notre confrère d'an-Nahar, Hicham Melhem, qui a joué les coordinateurs de cette rencontre, au cours de laquelle les membres du Congrès se sont exprimés avec chaleur, conviction et détermination, marquant par leur présence une implication active et continue pour un Liban libre et démocratique, tout en étant très au courant des contingences en cours, comme en témoignent notamment les interventions éclatantes de deux grands spécialistes en la matière, Gary Ackermann (démocrate, membre supérieur du comité pour le Moyen-Orient et le Sud-Est asiatique) et Howard Barman.
« Le mouvement que nous commémorons ce soir vivra dans nos cœurs jusqu'au jour où chacun, dans cette société pluraliste qu'est votre pays, représentera la vraie volonté des Libanais et non celle des autres. Vous, ici présents dans les murs de la démocratie américaine, vous êtes dans votre capitale parce que la démocratie réside ici, et partout, dans le cœur des hommes et des femmes libres. Le Liban n'est pas une exception. Nous devons nous rappeler tous les jours le désir du peuple libanais. Et travailler, sagement, vigoureusement et intelligemment dans ce sens, jusqu'à l'obtention de la justice et de l'indépendance que requiert une véritable démocratie. La liberté est vivante, elle ne meurt pas. Elle n'a rien à voir avec les élections, décevantes ou pas. L'espoir ne peut que prévaloir. Et vous de même », a ainsi déclaré Gary Ackermann.
« Vous ici, ce soir, reflétez les vues de centaines de milliers de Libanais qui, avant-hier, se sont rassemblés pour partager les options de Saad Hariri, plus d'armes autres que celles de l'État, plus de décisions de guerre ou de paix que celle prise par l'État, pas d'autre armée que l'armée sous commande de l'État. Il y a six ans, des millions de personnes ont été motivées pour libérer leur pays du joug syrien. C'est cela l'esprit de la révolution du Cèdre, la première manifestation au Moyen-Orient du pouvoir du peuple, la première véritable révolution sans qu'un coup de feu ne soit tiré. Se remémorer Rafic Hariri, l'un des plus grands leaders libanais, et son idéal est toujours une inspiration. Si nous tenons au Tribunal spécial pour le Liban, c'est parce qu'il y a eu trop d'assassinats politiques au Liban dont personne n'a payé de prix. Justice doit être faite. Depuis six ans, la présence syrienne et iranienne opère par le biais du Hezbollah (militairement plus fort que jamais), empêchant l'État de fonctionner. Elle est là, la "résistance" du Hezbollah. Je prépare une législation concernant une aide US uniquement pour le Liban dans sa volonté souverainiste et non pour ceux qui refusent cette voie », a pour sa part tonné Howard Berman.
Puis se sont succédé au micro les trois congressmen d'origine libanaise, Ray LaHood, également secrétaire d'État au Transport, qui s'est dit « fier d'être le seul Américain d'origine libanaise dans le cabinet du président Obama, et aussi le seul Américain d'origine arabe » ; Darrell Issa, qui a rappelé que « nous sommes ici non seulement pour honorer la mémoire de Rafic Hariri, mais pour honorer les Libanais qui tentent de devenir une nation libre et une démocratie », et Nick Rahall. « Nombreux sont les amis du Liban au Congrès où, quand il s'agit du Liban, il n'y a ni démocrates ni républicains. On devient des Américains unis », a-t-il dit.
D'autres membres de la Chambre des représentants sont venus afficher leur soutien au Liban : Dan Burton (marié à une Libanaise), Steve Chabot, Sheldon Berkane, Ileana Ros Lehtinen et, last but not least, Chris Murphy, un jeune et tout nouveau membre du Congrès où, a-t-il confié, « on fait de suite savoir aux bleus l'importance de la relation des États-Unis avec le Liban ».
« Nous, démocrates et républicains, nous nous affrontons sur presque tout, mais nous sommes d'accord sur un seul sujet : notre désir et notre appui total pour un Liban libre, souverain et indépendant. » Ces mots sont ceux du congressman démocrate Howard Barman, membre supérieur du comité des Affaires étrangères et l'un des ténors de la Chambre des représentants. Avant-hier, avec dix autres de ses collègues non moins illustres, il a célébré le sixième anniversaire de la révolution du Cèdre, sous la coupole même du Capitole. Cette manifestation, organisée par les représentants aux États-Unis de toutes les composantes du 14 Mars et de ses mouvances, avait attiré plus de 400 personnes, entre Libanais, Américains et Américains d'origine libanaise. Et c'est notre confrère d'an-Nahar, Hicham Melhem, qui a joué...
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