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Liban

Aoun : Le projet du 13 mars est appelé à disparaître

Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a estimé hier que le projet défendu par le 14 Mars lors du rassemblement de dimanche dernier, place des Martyrs, est « appelé à disparaître » et averti une nouvelle fois que le 7 mai 2008 se rééditera s'il y a de nouveau un 5 mai.
Le général Aoun s'exprimait à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, à Rabieh.
« Nous avons essayé de comprendre ce qui s'est passé dimanche. Indépendamment du débat sur le nombre de participants à la manifestation, ce qui comptait pour nous était de comprendre le message et le projet proposé. Et nous avons découvert qu'il s'agissait d'une série de "non" aux armes, sans qu'il y ait, en échange, un "oui" à la défense du Liban », a-t-il déclaré.
« Comment voulez-vous que nous nous défendions sans résistance ? Ils nous font la surenchère au sujet de l'armée. Mais qui donc a prétendu que nous ne voulions pas de l'armée ? C'est tout le contraire. Qui donc prive l'armée d'un budget ? Qu'ils répondent. Qui a ouvert le feu sur elle ? Qui lui renie son rôle ? Qui a tué ses membres dos au mur ou dans les vallées ou encore sous les bombardements ? Qui a financé ceux qui ont combattu l'armée à Nahr el-Bared ? Assez de falsification et de chantage ! L'armée libanaise est la nôtre », a-t-il ajouté.
Pour le général, « celui qui n'est pas capable de lever l'embargo sur la fourniture à l'armée d'armes modernes n'a pas le droit de dire qu'il ne veut pas d'autres armes pour le défendre. Le désaccord sur la table de dialogue a toujours été entre deux logiques : la capitulation ou la défense ».
« Comme je l'avais dit, j'espère que demain, le besoin de maintenir les armes n'existera plus, qu'il n'y aura plus de résistance et que seule l'armée subsistera. Mais en attendant, et tant que le besoin s'en fera sentir, nous sommes contraints de soutenir la résistance pour défendre nos personnes, notre terre, notre patrie et notre dignité », a poursuivi le chef du CPL.
« Le projet de dimanche (13 mars) va disparaître. Voyez dans quel état ils sont aujourd'hui et comment ils seront demain ou dans deux ou trois mois. Ils vont de déclin en déclin. On entend quelques gémissements politiques qui donnent de faux espoirs, mais il n'y aura pas de retour en arrière. Nous progressons continuellement », a-t-il assuré, avant de renchérir : « La question du nombre des manifestants ne nous intéresse pas. Même s'ils étaient un million ou davantage, l'essentiel n'est pas là, mais là où ils seront demain ou après-demain. »
À un journaliste qui lui faisait remarquer que le 14 Mars a fait la distinction entre les armes dirigées contre Israël et celles utilisées à l'intérieur et qui invoquait ses propos en 2005 dans le Livre orange sur « l'extinction de la légitimité des armes du Hezbollah après la libération », le général Aoun a éludé la réponse : « On sait toujours par la question qui est pro-14 Mars », a-t-il dit, avant de réaffirmer qu'à son opinion, ce qui s'est passé le 7 mai 2008 était une riposte à ce qui avait été fait le 5. « Et cela peut se répéter à tout instant. Que tout le monde sache que si le système de défense de la résistance est touché de manière mortelle, elle utilisera certainement ses armes pour se défendre », a-t-il dit.
Interrogé sur les tractations au sujet de la formation du gouvernement, le général a affirmé qu'il ne sait pas « où en sont les choses ». « Je ne veux pas dire qu'il y a du retard ou, au contraire, de la précipitation. Je suis pour que l'on prenne le temps nécessaire afin que le travail soit bien fait », a-t-il souligné.
Selon lui, « il y a des règles à suivre pour former le gouvernement. Si ces règles sont respectées, nous marchons, et sinon, nous exprimerons notre désaccord. C'est tout naturel et c'est notre droit ».
Le chef du CPL est d'autre part revenu à la charge au sujet de Rafic Hariri. « Oui, il n'est que le défunt de sa famille car en ce qui nous concerne, nous estimons que le qualificatif de martyr obéit à des règles. Or pour cela nous devons connaître d'abord le mobile de l'assassinat. Quelqu'un sait-il le mobile de l'assassinat ? Lorsque nous le saurons, nous pourrons dire s'il s'agit d'un martyr ou pas », a-t-il estimé.
Enfin, interrogé sur la prestation du Premier ministre sortant, Saad Hariri, dimanche, il a dit : « C'est un nouveau Che Guevara. C'est le Che Guevara milliardaire qui regarde les pauvres. »
Le chef du CPL, le général Michel Aoun, a estimé hier que le projet défendu par le 14 Mars lors du rassemblement de dimanche dernier, place des Martyrs, est « appelé à disparaître » et averti une nouvelle fois que le 7 mai 2008 se rééditera s'il y a de nouveau un 5 mai.Le général Aoun s'exprimait à l'issue de la réunion hebdomadaire de son bloc parlementaire, à Rabieh. « Nous avons essayé de comprendre ce qui s'est passé dimanche. Indépendamment du débat sur le nombre de participants à la manifestation, ce qui comptait pour nous était de comprendre le message et le projet proposé. Et nous avons découvert qu'il s'agissait d'une série de "non" aux armes, sans qu'il y ait, en échange, un "oui" à la défense du Liban », a-t-il déclaré.« Comment voulez-vous que nous nous défendions sans résistance ? Ils...
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