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Liban

Hariri : Nos rêves ne meurent pas

Les manches retroussées, la cravate et la veste tombées, Saad Hariri a défini « ce qui est impossible : que les armes restent pointées contre la volonté démocratique du peuple... ». Photo Dalati et Nohra

Voici les extraits les plus significatifs du discours prononcé par le Premier ministre sortant, Saad Hariri :
« Je suis venu vous poser des questions et je veux que le monde entier entende vos réponses : Acceptez-vous la tutelle des armes ? Que ces armes soient entre d'autres mains que celles de l'État ?
« Acceptez-vous la formation d'un gouvernement issu de la tutelle des armes et destiné à consacrer cette tutelle sur notre vie nationale ? Un gouvernement dont la mission est d'abolir la relation du Liban avec le TSL ou de supprimer ce dernier ?
« Peuple du 14 Mars et de la révolution du Cèdre, acceptes-tu que quiconque d'autre que l'État libanais contrôle la décision du Liban libre, souverain et indépendant ?
« Le Liban ne meurt pas. Nos rêves ne meurent pas et nos revendications seront satisfaites : vous avez obtenu la souveraineté, l'indépendance et le tribunal. Nous devons encore obtenir la liberté, parce qu'il ne peut pas y avoir de liberté pour un peuple lorsque son État, sa Constitution, sa sécurité, son économie, son avenir et son pouvoir de décision sont soumis à la suprématie des armes.
« Vous les avez entendus vous dire encore une fois que c'est impossible. Mais cela ne marche pas parce que vous saviez dès le début, il y a six ans, lorsque Rafic Hariri est tombé en martyr et que nous nous sommes rassemblés sur cette place, que rien n'était impossible. Ce qui était impossible il y a six ans a été réalisé et ce qu'ils disent aujourd'hui être impossible sera réalisé. Pourquoi est-ce impossible ? Que demandons-nous ? Tout ce que nous voulons, c'est un État, et cela n'est pas impossible. Nous voulons un État où nul autre que l'État ne porte des armes.
« Nous demandons un État disposant d'une armée forte pour faire face à l'ennemi israélien, avec le soutien de tous les Libanais, et non pas un État où l'on prend prétexte de la présence israélienne pour faire en sorte qu'il y ait une armée en dehors de l'armée, de l'État et de la loi. Non, ce n'est pas impossible. Nous demandons un État ayant une Constitution respectée par tous et non piétinée à tout moment par ceux qui portent des armes ; un État où la loi s'applique à tous et n'est pas enfreinte par ceux-là.
« Je vais vous dire ce qui est impossible : que les armes restent pointées contre la volonté démocratique du peuple, contre la vérité et la justice ; que quelqu'un qui est au même poste depuis vingt ans vienne nous donner des leçons d'alternance du pouvoir, simplement parce que chaque fois que quelqu'un pense à se porter candidat contre lui, les armes apparaissent dans les rues.
« Ce qui est impossible, c'est qu'après s'être engagé devant vous à défendre le tribunal, la Constitution de Taëf et la démocratie, un homme politique vous dise aujourd'hui qu'il est contraint de se dédire parce que quelqu'un lui a signifié que s'il ne le faisait, les armes se chargeraient de détruire ce pays et de tuer vos enfants et les siens ; c'est aussi qu'ils puissent continuent à nous accuser, à chaque fois que nous ouvrons la bouche, d'être des traîtres israéliens, à prétendre que nos martyrs étaient israéliens, qu'ils ont été tués par Israël, et que le tribunal est une création israélienne.
« Oui, Israël aussi veut que les armes tombent, parce qu'il veut voir les armes pointées vers Beyrouth, la Montagne et tout le Liban, exactement comme cela s'était produit le 7 mai (2008). Quant à nous, nous sommes en réalité ceux qui veulent empêcher les armes de tomber. Nous voulons les placer sous le contrôle et la bannière de l'État, parce que l'État nous unit tous et parce que l'armée libanaise nous protège tous.
« Ce qui est impossible c'est de garder le silence, baisser la tête, renoncer à notre liberté et ne pas défendre notre Constitution, notre démocratie et notre pays ; c'est d'oublier que vous aviez obtenu l'indépendance, la souveraineté, et le tribunal d'une manière civilisée et pacifique, sans armes ni violence. C'est d'oublier n'importe lequel de nos martyrs, d'accepter que le Liban retombe sous n'importe quelle tutelle, qu'il s'agisse d'une tutelle extérieure ou de la tutelle intérieure des armes, pour le compte de l'extérieur.
« Ce qui est impossible, c'est d'oublier le rêve de Rafic Hariri pour ce pays, de renoncer à nos ambitions que nous avons prouvé mille fois que nous sommes capables de réaliser. Nous pouvons faire de ce pays un joyau pour la région et un modèle pour le monde, un modèle de coexistence entre musulmans et chrétiens et un modèle de liberté d'expression, de tolérance, de niveau d'éducation, de culture et d'art.
« Ce qui est impossible, c'est de renoncer à notre liberté, à notre arabité, à la justice et la vérité, et ce qui est mille fois impossible, c'est de renoncer au Liban. »

Voici les extraits les plus significatifs du discours prononcé par le Premier ministre sortant, Saad Hariri :« Je suis venu vous poser des questions et je veux que le monde entier entende vos réponses : Acceptez-vous la tutelle des armes ? Que ces armes soient entre d'autres mains que celles de l'État ?« Acceptez-vous la formation d'un gouvernement issu de la tutelle des armes et destiné à consacrer cette tutelle sur notre vie nationale ? Un gouvernement dont la mission est d'abolir la relation du Liban avec le TSL ou de supprimer ce dernier ?« Peuple du 14 Mars et de la révolution du Cèdre, acceptes-tu que quiconque d'autre que l'État libanais contrôle la décision du Liban libre, souverain et indépendant ? « Le Liban ne meurt pas. Nos rêves ne meurent pas et nos revendications seront satisfaites : vous avez obtenu...
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