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Moyen Orient et Monde - Soudan

Le Sud suspend le dialogue avec Khartoum

Les autorités du Sud-Soudan, qui accusent le président soudanais Omar Hassan al-Bachir d'armer des milices, ont décidé samedi de suspendre les négociations avec Khartoum concernant les modalités d'accession à l'indépendance. Ces accusations, rejetées par Khartoum, interviennent quelques heures après que des miliciens ont attaqué la ville de Malakal, capitale de l'État pétrolifère du Haut Nil au Sud-Soudan, selon l'armée sud-soudanaise. Vingt-trois miliciens seraient morts lors du raid et un nombre indéterminé de civils aurait péri, selon l'armée du Sud.
L'attaque contre la capitale régionale marque une escalade dans les affrontements qui opposent l'armée sudiste aux miliciens.
En réaction à ces violences, un dirigeant du Sud-Soudan, Pagan Amum, a annoncé que les Sud-Soudanais chercheraient à exporter leur pétrole sans passer par le Nord. Mais il paraît difficile de ne pas passer par les routes septentrionales, car il n'existe actuellement aucun oléoduc traversant le Kenya ou l'Ouganda.
« Le NCP (Parti national du Congrès, formation de Bachir) est en train de former, d'entraîner, de ravitailler et d'armer des milices au Sud-Soudan, dans le but de déstabiliser et de renverser le gouvernement. Ce plan est supervisé par le président de la République en personne », a déclaré M. Amum. Il a précisé que son parti avait demandé à l'ONU d'enquêter sur « les crimes contre l'humanité » commis ces derniers jours dans l'État sudiste de Jonglei et samedi à Malakal.
Le sud du pays, qui s'est prononcé à une majorité écrasante en janvier en faveur de l'indépendance, doit être définitivement séparé de la partie septentrionale le 9 juillet.
(Source : agences)
Les autorités du Sud-Soudan, qui accusent le président soudanais Omar Hassan al-Bachir d'armer des milices, ont décidé samedi de suspendre les négociations avec Khartoum concernant les modalités d'accession à l'indépendance. Ces accusations, rejetées par Khartoum, interviennent quelques heures après que des miliciens ont attaqué la ville de Malakal, capitale de l'État pétrolifère du Haut Nil au Sud-Soudan, selon l'armée sud-soudanaise. Vingt-trois miliciens seraient morts lors du raid et un nombre indéterminé de civils aurait péri, selon l'armée du Sud.L'attaque contre la capitale régionale marque une escalade dans les affrontements qui opposent l'armée sudiste aux miliciens.En réaction à ces violences, un dirigeant du Sud-Soudan, Pagan Amum, a annoncé que les Sud-Soudanais chercheraient à exporter leur pétrole...
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