Les manifestants à Sanaa ont subi hier une attaque en règle, au lendemain de la journée la plus sanglante au Yémen depuis le début, fin janvier, des marches exigeant le départ du président Ali Abdallah Saleh. Des dizaines de manifestants ont été blessés sur la place de l'Université de Sanaa, épicentre de la contestation, dans une attaque des policiers soutenus par des partisans du régime, ont indiqué des témoins. Les heurts ont commencé lorsque des policiers et des partisans du Congrès populaire général (CPG-parti présidentiel) ont attaqué les protestataires, selon les témoins. « Les assaillants ont tiré à balles réelles et tiré des gaz lacrymogènes », a indiqué l'un d'eux, ajoutant que les « blessés se comptent par dizaines et sont soit atteints par des tirs, soit souffrent de suffocations ». Depuis samedi soir, de nouveaux groupes de contestaires viennent se joindre au sit-in de Sanaa. Et à Aden, un manifestant a été abattu par la police. Samedi déjà, sept manifestants avaient été tués par balles et des centaines d'autres blessés par des gaz toxiques dans la violente dispersion par la police de protestataires à travers le pays, selon les organisateurs des protestations. Les autorités ont nié l'utilisation de gaz autres que lacrymogènes. Réagissant à ces violences, le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, s'est déclaré « très inquiet » de la détérioration de la situation au Yémen et condamné « l'usage excessif de la force » contre « des manifestants pacifiques ». Il a appelé à la plus grande retenue, exhortant le gouvernement et l'opposition à commencer « un dialogue authentique et large ». Face à l'escalade, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont appelé leurs ressortissants à quitter le Yémen, Londres condamnant des « violences inacceptables ». Pour leur part, les États-Unis, pourtant de proches alliés du régime de Sanaa dans la lutte contre el-Qaëda, se sont dit « profondément préoccupés » et ont appelé à « l'arrêt immédiat des violences ». Au pouvoir depuis 32 ans, M. Saleh a multiplié en vain les gestes d'apaisement face à une révolte qui ne se calme pas dans ce pays du sud de la péninsule Arabique, miné par un chômage chronique et une pauvreté endémique. (Source : AFP)
Les manifestants à Sanaa ont subi hier une attaque en règle, au lendemain de la journée la plus sanglante au Yémen depuis le début, fin janvier, des marches exigeant le départ du président Ali Abdallah Saleh. Des dizaines de manifestants ont été blessés sur la place de l'Université de Sanaa, épicentre de la contestation, dans une attaque des policiers soutenus par des partisans du régime, ont indiqué des témoins. Les heurts ont commencé lorsque des policiers et des partisans du Congrès populaire général (CPG-parti présidentiel) ont attaqué les protestataires, selon les témoins. « Les assaillants ont tiré à balles réelles et tiré des gaz lacrymogènes », a indiqué l'un d'eux, ajoutant que les « blessés se comptent par dizaines et sont soit atteints par des tirs, soit souffrent de suffocations ». Depuis...
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