Des personnes âgées évacuées d’un centre d’hébergement situé près de la centrale nucléaire de la préfecture de Fukushima. Kim Kyung-Hoon/Reuters
Au Pakistan, pays touché ces dernières années par de graves catastrophes - séisme et inondations -, le Premier ministre Yusuf Raza Gilani a assuré que son pays apporterait toute l'aide possible au Japon.
Une dizaine de pays, dont les États-Unis, l'Australie ou la Chine, ont d'ores et déjà envoyé des équipes de secouristes, à la demande de Tokyo, ont indiqué les Nations unies. Dix-sept autres équipes de secouristes, dont une israélienne, sont prêtes à partir.
Le président Barack Obama a dit au Premier ministre nippon Naoto Kan que Washington se tenait prêt à fournir toute aide nécessaire à son pays. D'ores et déjà, le porte-avions Ronald Reagan et son groupe naval sont arrivés en vue des côtes nord du Japon pour participer aux secours.
« C'est un pays qui, malheureusement, a l'expérience de ce genre de choses. Mais nous pouvons tous nous rendre compte, là, de l'ampleur de la catastrophe », a déclaré à la chaîne d'information britannique Sky News Valerie Amos, coordinatrice des secours d'urgence de l'ONU. « J'ai appris que même les équipes de secours et l'armée japonaise sur le terrain ne peuvent pas atteindre de nombreux secteurs du pays, en raison du risque de nouvelles répliques », a-t-elle ajouté.
Une équipe d'une quinzaine de secouristes chinois est arrivée hier au Japon, a rapporté l'agence Chine nouvelle. Elle apporte avec elle quatre tonnes de matériel de recherche et de secours.
Le gouvernement australien a proposé l'envoi d'hôpitaux de campagne et d'équipes d'identification des victimes. Deux avions de transport militaires acheminant des équipes de secours et des chiens sont d'ores et déjà partis pour le Japon.
La Grande-Bretagne a envoyé de son côté une soixantaine de pompiers spécialisés dans les recherches et les secours, ainsi que deux équipes cynophiles et une équipe médicale.
La France, pour sa part, a envoyé un avion transportant des pompiers et du matériel.
L'Inde compte quant à elle envoyer des couvertures vers les zones sinistrées, afin d'aider les personnes évacuées à supporter le froid.
Plus de 590 000 personnes ont été évacuées au total des zones sinistrées, dont 140 000 pour parer aux risques posés par une centrale nucléaire de la préfecture de Fukushima.
Des milliers de personnes sont toujours portées disparues après le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 8,9, le plus fort dans l'histoire du pays. Le dernier bilan officiel de la police nationale faisait état de 688 morts, 642 disparus et 1 570 blessés. Mais le chef de la police de la province de Miyagi a dit qu'il fallait s'attendre à ce que le bilan dépasse 10 000 morts dans cette seule région.
Le Premier ministre Naoto Kan a doublé hier le nombre des soldats et des sauveteurs pour le porter à 100 000 et a annoncé que plus de 12 000 personnes avaient été secourues dans les zones sinistrées de la côte Pacifique.
Dans le Nord-Est, au moins 5,6 millions de foyers restaient privés d'électricité et un million demeuraient sans eau potable dimanche. Les stations-service étaient parfois à sec et les achats de carburant ont été rationnés à 10 litres maximum par passage à la pompe. « J'attends depuis plus de quatre heures et je n'ai toujours pas rempli mon réservoir. J'ai pourtant vraiment besoin d'essence », se désolait Sayuri Aizawa, une retraitée de 64 ans, dont la maison a été « emportée par les flots ».
Dans l'agglomération de Tokyo, les habitants ont aussi commencé à faire des provisions d'eau, de riz et de produits de première nécessité, mais sans mouvement de panique.
(Source : agences)

