"C'est une déception de plus", a déclaré, désabusé, l'entraîneur français Marc Lièvremont./
Dans la catégorie des catastrophes sportives, ces défaites contre des adversaires notoirement plus faibles dépassent en ampleur les régulières déroutes subies contre les grandes nations du Sud, dont la dernière en date le 27 novembre contre l'Australie (16-59). Et celle de samedi à Rome figure en très bonne place dans le tableau.
"C'est une déception de plus, même si je veux démarrer en rendant hommage à cette équipe italienne qui a pris le match par le bon bout et qui l'a tenu pendant 80 minutes et qui mérite sa victoire. Je savais qu'un jour, ça arriverait, et j'espérais que ce serait une autre fois mais ça n'a pas été le cas", a déclaré, désabusé, l'entraîneur français Marc Lièvremont.
Déjà battus (9-17) en Angleterre, les Français n'avaient plus qu'un maigre espoir de victoire finale dans le Tournoi. Désormais, la réception du pays de Galles samedi prochain revêt d'ores et déjà l'allure d'un chemin de croix.
L'Italie, elle, remporte la première victoire de son histoire contre une nation majeure depuis son admission dans le Tournoi en 2000. "C'est peut-être mon meilleur jour comme entraîneur", a déclaré l'entraîneur sud-africain de l'Italie, Nick Mallett.
Bousculés dans le combat, seulement dominateurs en mêlée et parfaitement désordonnés en attaque, les Français menaient pourtant 8 à 6 à la pause grâce à un essai de Vincent Clerc, qui prenait Gonzalo Canale à la course, contre deux pénalités de Mirco Bergamasco.
Toujours aussi confus dans leurs velléités offensives, les Français croyaient avoir fait le plus dur avec une pénalité puis un essai de Morgan Parra, mais les Italiens inscrivaient un essai plein d'abnegation par l'arrière Andrea Masi avant de prendre un avantage définitif grâce à trois pénalités de Bergamasco, contre une de Parra.

