Netanyahu a ordonné à l'armée et aux services de sécurité "d'agir dans toutes les directions pour capturer les terroristes"./
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a exigé de l'Autorité palestinienne "qu'elle aide à retrouver et à punir les meurtriers", et l'a appelée à "stopper l'incitation à la violence dans les mosquées et dans les médias sous son contrôle".
Le président palestinien Mahmoud Abbas a "dénoncé toute violence contre des civils quels qu'en soient les motifs", réaffirmant la nécessité de parvenir au plus tôt à un règlement de paix juste.
Samedi soir, lors d'un entretien téléphonique avec M. Netanyahu, M. Abbas a exprimé les regrets de l'Autorité palestinienne, selon le bureau du Premier ministre israélien.
Pour l'instant, les agresseurs n'ont pas été arrêtés et l'attaque n'a pas été revendiquée. À Gaza, les Brigades Al-Quds, le bras armé du Jihad islamique, a jugé "l'opération normale", estimant qu'elle exprimait "le droit de résistance contre l'occupation (israélienne) et ses crimes".
Selon le colonel Nimrod Aloni, commandant la brigade déployée dans le nord de la Cisjordanie, "l'attentat semble avoir été perpétré par un groupe palestinien local".
Au lendemain de ce drame qui a bouleversé les Israéliens, l'armée a installé des barrages routiers dans la région de Naplouse et s'est déployée en force dans le village palestinien d'Awarta, proche de la colonie d'Itamar.
Les soldats ont procédé à des fouilles maison par maison, et interpellé des habitants pour les interroger, ont précisé les services de sécurité palestiniens.
Selon la radio israélienne, les assassins, vraisemblablement au nombre de deux, ont opéré pendant plus d'une heure après s'être infiltrés de nuit dans la colonie.
Deux enfants âgés de 4 et 2 ans, qui se trouvaient dans la maison, ont échappé au massacre. Une autre enfant de la famille, une fillette de dix ans, a découvert le drame lorsqu'elle est rentrée tard le soir.
"Israël agira vigoureusement pour défendre la population israélienne et châtier les assassins", a annoncé M. Netanyahu en ordonnant à l'armée et aux services de sécurité "d'agir dans toutes les directions pour capturer les terroristes".
Tout en estimant que la condamnation de l'Autorité palestinienne était "molle et ambiguë" du fait qu'elle ne parlait pas d'"acte terroriste", il a exhorté les colons à "faire preuve de retenue et à ne pas se faire justice eux-mêmes".
Le meurtre des cinq Israéliens a été dénoncé en Israël par plusieurs partis et par l'ONG de défense des droits de l'Homme B'Tselem, pour qui "la lutte contre l'occupation (israélienne) ne saurait justifier de tels crimes".
"Aucune religion au monde ne peut justifier un acte aussi horrible", a déclaré le président Shimon Peres.
L'attaque a été également condamnée par l'ONU, le Quartette pour le Proche-Orient (États-Unis, UE, ONU et Russie) et la France.
La colonie d'Itamar avait déjà été la cible en 2002 d'un attentat palestinien qui avait fait trois morts (une femme et trois enfants).


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