La police disperse une manifestation à coups de gaz lacrymogènes
La police a lancé des grenades lacrymogènes hier pour disperser des manifestants et empêcher un affrontement avec des partisans de la monarchie près du palais royal à Manama, selon un journaliste de l'AFP sur place. Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur avait affirmé que toute tentative d'organiser une marche en direction de Rafah constituerait « une action menaçant la sécurité » du pays, ajoutant craindre « une confrontation » entre sunnites et chiites.
Yémen
Des dizaines de milliers de personnes exigent le départ de Saleh
Les opposants au régime de Sanaa sont descendus une nouvelle fois vendredi par dizaines de milliers dans les rues du Yémen pour réclamer le départ du président Ali Abdallah Saleh, au pouvoir depuis 32 ans. Ces manifestations, d'une ampleur inédite depuis le début de la révolte il y a deux mois, ont attiré une foule record devant l'Université de Sanaa, haut lieu de la contestation. Dans le port d'Aden, la police a ouvert le feu sur des manifestants, blessant quatorze d'entre eux. Le Haut-Commissariat de l'ONU aux Droits de l'homme a demandé hier au gouvernement du Yémen d'enquêter sur des informations faisant état de militants tués durant des manifestations.
Par ailleurs, quatre policiers yéménites ont été tués hier dans l'attaque de leur patrouille par des hommes armés dans la région de Moukalla (Sud-Est), où el-Qaëda est implanté.
Maroc
La presse salue les réformes, mais s'interroge sur les proches du roi
La presse marocaine saluait hier les réformes démocratiques annoncées par le roi Mohammad VI dans un discours à la nation, les qualifiant d' « historiques », tout en s'interrogeant sur l'avenir de certains proches du souverain. Certains proches de Mohammad VI, comme Fouad Ali el-Himma, l'un des fondateurs du Parti authenticité et modernité (PAM, opposition parlementaire), et Mohammad Mounir Majidi, le secrétaire particulier du roi, ont été critiqués par les manifestants fin février qui ont demandé notamment leur départ.
Azerbaïdjan
Arrestation de 43 personnes pour avoir voulu organiser des manifestations
La police d'Azerbaïdjan a arrêté hier au moins 43 personnes accusées d'avoir voulu organiser des manifestations antigouvernementales en utilisant les réseaux sociaux sur Internet. Un journaliste de Reuters a vu des policiers en tenue antiémeute et en civil arrêter un à un les militants près d'une université de Bakou, la capitale. La délégation de l'Union européenne à Bakou a condamné les détentions et dit « encourager l'Azerbaïdjan à maintenir un dialogue ouvert avec la société civile qui exprime ses opinions pacifiquement ».
Koweït
Des centaines d'apatrides arabes empêchés de protester
Les forces antiémeute au Koweït ont dispersé à coups de grenades lacrymogènes des centaines d'apatrides arabes qui manifestaient hier à Jahra pour réclamer leur naturalisation. D'autres protestataires ont également manifesté à Soulaibiya, au sud-ouest de la ville de Koweït, et dans la cité pétrolière d'al-Ahmadi, au sud de la capitale. Les apatrides, appelés Bidoun (littéralement : sans), avaient protesté pendant trois journées consécutives le mois dernier avant d'obtenir des assurances des autorités que leur cas serait examiné. Mais le Parlement a refusé mardi de débattre d'un projet de loi qui leur accorderait des droits civils.
Irak
Nouvelle journée de contestation contre l'action du gouvernement
Plusieurs centaines de personnes ont manifesté hier dans plusieurs villes d'Irak pour demander des emplois et de meilleurs services publics. Un demi-millier de personnes se sont rassemblées à Bagdad ou encore à Falloujah, à 60 km à l'ouest de la capitale, alors que des centaines d'Irakiens ont manifesté après la grande prière, à Souleimaniyeh, au Kurdistan. Des manifestations rassemblant moins de 200 personnes ont également eu lieu à Hilla et Najaf, au sud de Bagdad.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef