Le gouverneur de la région a demandé l'évacuation des résidents d'une zone de trois kilomètres de rayon autour de la centrale Fukushima n°1.
Les eaux de refroidissement de l'installation nucléaire ont baissé à un niveau inquiétant, mais un camion équipé du matériel adéquat pour rétablir la situation est arrivé sur les lieux, a affirmé l'agence Jiji.
Aucune fuite radioactive n'a été signalée, selon les médias.
Des troupes des Forces d'auto-défense (le nom de l'armée japonaise) en tenue de protection nucléaire (NBC) ont toutefois été dépêchées sur les lieux pour vérifier la situation.
Par ailleurs, selon l'agence de presse japonaise Kyodo, un départ de feu avait été signalé plus tôt dans un bâtiment abritant une turbine dans la centrale nucléaire d'Onagawa située dans la préfecture de Miyagi.
Toutefois, aucune fuite radioactive ni dans cette installation, ni dans les autres sites nucléaires des préfectures touchées n'a été détectée dans les heures suivant les plus fortes secousses, ont affirmé les autorités.
La compagnie Tohoku Electric Power, qui exploite la centrale d'Onagawa et aussi celle de Fukushima (nord de Tokyo), n'a pas détecté de problème radioactif.
Un total de 11 réacteurs se sont automatiquement arrêtés, selon le ministère de l'Industrie.
La secousse la plus destructrice, d'une magnitude de 8,9 selon l'Institut de géophysique américain (USGS), s'est produite à 24,4 km de profondeur à 14h46 (05h46 GMT) et à une centaine de kilomètres au large de la préfecture de Miyagi.
Ressentie très fortement à Tokyo (qui se situe à moins de 400 kilomètres de l'épicentre), elle a été suivie de nombreuses importantes répliques.
La centrale la plus importante, Kashiwazaki-Kariwa, dans la préfecture centrale de Niigata, plus éloignée de l'épicentre, restait quant à elle opérationnelle.
Quelque 4,4 millions de foyers étaient privés d'électricité dans le nord-est du Japon, selon la compagnie d'électricité Tohoku Electric.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine