"Le discours prononcé hier par le roi Mohammed VI est responsable et courageux : nous sommes convaincus qu’il s’agit, pour le Maroc comme pour l’ensemble de la région, et particulièrement dans le contexte actuel, d’un discours majeur", a déclaré à la presse le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Bernard Valero.
Mohammed VI a annoncé mercredi une réforme constitutionnelle allant en particulier vers un renforcement du statut du Premier ministre et l'"élargissement des libertés individuelles".
Le Premier ministre sera nommé, selon la prochaine Constitution, au sein du "parti politique arrivé en tête des élections" et non plus désigné par le souverain, selon le discours du roi. Cette allocution est la première après les manifestations du 20 février où des "réformes politiques profondes" avaient été réclamées.
"La France salue notamment l'annonce de réformes constitutionnelles déterminantes visant à renforcer le statut du Premier ministre comme chef du pouvoir exécutif et la légitimité démocratique du gouvernement", a observé Bernard Valero.
"Les annonces concernant la justice, la place de la femme, la pluralité de l'identité marocaine ou encore les modalités de la régionalisation sont tout aussi importantes et exemplaires", a-t-il poursuivi.
"Nous sommes pleinement confiants dans la détermination du peuple et des autorités marocaines de mener à bien les réformes annoncées et de développer ainsi leur propre modèle démocratique", a ajouté le porte-parole français. Il a rappelé que la France, "en tant que partenaire et amie du Maroc (...) se tient naturellement à sa disposition pour l'accompagner dans ses choix".
Ancien protectorat français, le Maroc entretient des relations extrêmement étroites avec Paris, qui le soutient sur les sujets les plus sensibles, comme le Sahara occidental.


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