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Moyen Orient et Monde - Arabie Saoudite

Soutiens à la liberté d’expression avant une journée de protestation

Deux organisations internationales de défense des droits de l'homme ont plaidé pour la liberté d'expression en Arabie saoudite, alors que Riyad veut empêcher des manifestations vendredi dans le royaume.
Dans un communiqué, Human Rights Watch a appelé les autorités saoudiennes à « revenir sur leur décision d'interdire les manifestations pacifiques ».
Amnesty International a affirmé pour sa part que les autorités étaient « obligées, conformément à la loi internationale, de permettre les protestations pacifiques ».
Ces appels interviennent après que les États-Unis, allié majeur du royaume saoudien, ont rappelé qu'ils étaient en faveur du droit de manifester pacifiquement. La France est attachée au « droit de manifestation pacifique partout dans le monde », a rappelé en outre son ministère des Affaires étrangères.
Par ailleurs, un appel sur une page Facebook pour une « Journée de révolution » le 11 mars en Arabie saoudite avait déjà reçu hier l'approbation de plus de 31 000 personnes, alors que circule une autre invitation pour le 20 mars. L'appel réclame que « le dirigeant et les membres du Majlis al-Choura (conseil consultatif nommé) soient élus », « la libération des détenus politiques » et « la liberté d'expression et de rassemblement » dans le royaume.
Le ministère saoudien de l'Intérieur avait rappelé le 5 mars que « toutes les manifestations et marches ou tous les sit-in » étaient interdits, ajoutant que la police était autorisée « à prendre toutes les mesures nécessaires contre ceux qui enfreignent la loi ». Le lendemain, le Conseil suprême des ulémas, plus haute autorité religieuse, a prohibé les manifestations. Le Conseil consultatif s'est joint lundi à cette campagne, appelant les Saoudiens à « ne pas répondre aux appels » à des manifestations « contraires aux principes islamiques ».
Pour sa part, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Saud al-Faisal, a estimé hier que les changements dans le royaume wahhabite ne pourraient avoir lieu que par le dialogue. Rappelant que les autorités religieuses avaient interdit les protestations, le ministre a dénoncé toute possible ingérence étrangère dans les affaires intérieures du royaume. « Les changements viendront des citoyens de ce royaume et non de doigts étrangers, nous n'avons pas besoin d'eux. Nous couperons n'importe quel doigt qui s'aventurera à l'intérieur du royaume », a-t-il dit.
Les mesures de sécurité ont été renforcées à Riyad, selon une source de sécurité.
« Il y a 50 % de chances que l'appel de vendredi soit suivi, surtout que ses auteurs ne sont pas identifiés », a affirmé à l'AFP Ibrahim al-Mugaiteeb, président de l'organisation Human Rights First en Arabie saoudite.
La date choisie coïncide avec la création, le 11 mars 1996, du « Mouvement pour la réforme islamique en Arabie », un groupe dissident basé à Londres, qui n'a jusqu'à présent pas pu mobiliser les foules dans le royaume.
(Source : agences)
Deux organisations internationales de défense des droits de l'homme ont plaidé pour la liberté d'expression en Arabie saoudite, alors que Riyad veut empêcher des manifestations vendredi dans le royaume.Dans un communiqué, Human Rights Watch a appelé les autorités saoudiennes à « revenir sur leur décision d'interdire les manifestations pacifiques ».Amnesty International a affirmé pour sa part que les autorités étaient « obligées, conformément à la loi internationale, de permettre les protestations pacifiques ».Ces appels interviennent après que les États-Unis, allié majeur du royaume saoudien, ont rappelé qu'ils étaient en faveur du droit de manifester pacifiquement. La France est attachée au « droit de manifestation pacifique partout dans le monde », a rappelé en outre son ministère des Affaires...
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