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Liban

« Nos campagnes ne visent pas la communauté chiite »

« Nous lutterons de toutes nos forces pour la réussite du projet de l'État, quels que soient les défis et les difficultés, parce qu'il n'y a pas d'alternative à l'État et ses institutions - et nous ne ménagerons aucun effort à cet égard. » C'est ce qu'a affirmé hier soir Saad Hariri dans le cadre d'une rencontre à la Maison du centre avec des délégations des secteurs de l'éducation et de l'ingénierie au sein du Courant du futur et des familles de Beyrouth.
« Le 14 Mars est l'image la plus représentative de la modération au Liban : il n'y avait pas de distinction entre les communautés ou les régions dont provenaient les participants à la manifestation. Cela constitue, en soi, l'arme la plus puissante de la confrontation. Mais le problème est que nous n'avons pas exploité cette image politique en 2005 », a indiqué M. Hariri.
Et d'ajouter : « J'ai entendu le président Nabih Berry dire que nous avons abandonné l'équation "armée, peuple et résistance". La vérité est que certains veulent que cette équation prime sur la volonté de l'État. Nous appuyons cette équation si elle est sous le plafond de l'État et nous ne l'appuyons pas si certains croient que l'armée, le peuple et l'État sont des outils aux mains des armes. »
« Nous demandons à tous ceux qui attaquent le discours politique du 14 Mars : la lutte contre le Tribunal spécial pour le Liban et l'insistance à perturber le cours de la justice internationale chargée d'établir la vérité sur l'assassinat du Premier ministre martyr Rafic Hariri ne sont-elles pas un appel direct à la provocation et une violation des règles du consensus national ? Tout retrait du consensus national sur le tribunal ne l'annulera pas et ne sera pas en mesure de perturber le cours de la justice, et notre droit à défendre cette cause est légitime et ne cédera pas face à l'intimidation à partir de maintenant », a noté Saad Hariri.
« Nous réaffirmons aujourd'hui que notre position au sujet de la suprématie des armes émane de considérations nationales et ne vise pas une communauté particulière. Ils veulent distordre la vérité et présenter la campagne comme visant la communauté chiite. Je dis sincèrement et franchement qu'il s'agit là d'un mensonge politique par excellence, parce que notre campagne ne vise pas la communauté chiite, son rôle ou son statut. Elle vise toutes les parties et organisations libanaises et non libanaises qui utilisent les armes comme moyen de chantage interne et de pression sur la vie nationale et politique. Nous estimons que la communauté chiite est la première victime de la suprématie des armes et que les efforts en cours pour militariser cette communauté essentielle au Liban portent atteinte à son rôle dans le système démocratique libanais. Et je leur demande de mettre un terme à cette symphonie et de réfléchir sur la situation dans le pays, qui résulte de la suprématie des armes et des tentatives répétées d'imposer la tutelle des armes sur le système politique », a-t-il conclu.
« Nous lutterons de toutes nos forces pour la réussite du projet de l'État, quels que soient les défis et les difficultés, parce qu'il n'y a pas d'alternative à l'État et ses institutions - et nous ne ménagerons aucun effort à cet égard. » C'est ce qu'a affirmé hier soir Saad Hariri dans le cadre d'une rencontre à la Maison du centre avec des délégations des secteurs de l'éducation et de l'ingénierie au sein du Courant du futur et des familles de Beyrouth.« Le 14 Mars est l'image la plus représentative de la modération au Liban : il n'y avait pas de distinction entre les communautés ou les régions dont provenaient les participants à la manifestation. Cela constitue, en soi, l'arme la plus puissante de la confrontation. Mais le problème est que nous n'avons pas exploité cette image politique en 2005 », a...
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