Rechercher
Rechercher

Économie - Liban - Finances

Ghazi Youssef accuse Michel Aoun de détournement de fonds

Dans le but de mettre un terme à la campagne menée ces derniers mois par des membres du camp politique du 8 Mars contre l'équipe du Courant du futur, le député Ghazi Youssef (membre du bloc du Futur) a défendu hier la gestion des finances publiques sous l'ère Hariri, accusant en parallèle Michel Aoun d'avoir détourné des fonds quand il était au pouvoir à la fin des années 80 et d'avoir laissé les comptes publics dans un piteux état.
Ainsi, selon M. Youssef, plusieurs documents détenus par le ministère des Finances prouvent que Michel Aoun récoltait des impôts de la population de la région qu'il contrôlait en espèces uniquement, refusant les paiements par chèque ou par virements bancaires. « Cette pratique avait pour but de faire usage de ces fonds plus facilement », a ajouté M. Youssef.
Le député du Courant du futur a souligné que Michel Aoun a réussi à placer ces fonds en son nom et celui des membres de sa famille dans des banques privées, alors qu'en vertu de la loi, il est supposé les déposer à la Banque du Liban (BDL). Michel Aoun a par la suite, selon M. Youssef, transféré ces fonds dans des comptes privés à l'étranger. « L'argent public a donc été volé et Michel Aoun devrait être jugé pour cela », a-t-il ajouté.
Le député Ghazi Youssef s'est attardé, en parallèle, sur la polémique qui oppose depuis plusieurs mois le CPL au Courant du futur concernant les questions liées au budget (loi de règlement, état financier de synthèse, etc.), soulignant que les irrégularités dénoncées par le camp aouniste découlent de l'absence d'un bilan d'entrée pour l'année 1993. Or, ce dernier n'était pas facilement constituable en raison de « la destruction et le vol de documents propres au ministère des Finances causés directement ou indirectement par les guerres insensées menées par Michel Aoun », a-t-il asséné.
Ghazi Youssef a ensuite évoqué l'affaire des 11 milliards de dollars dépensés hors budget entre 2006 et 2009, rappelant à cet égard que les finances publiques avaient été gérées en base de la règle du douzième provisoire durant cette période, en raison de la paralysie des institutions et l'absence, par conséquent, de tout budget. « Il ne s'agit pas de 11, mais de 15,8 milliards de dollars », a-t-il renchéri, soulignant que tous ces montants ont été dépensés à bon escient, essentiellement pour couvrir les frais de fonctionnement de l'EDL et le service de la dette.
Selon M. Youssef, la hausse des dépenses de l'État durant cette période et celle qui a suivi est également due à la participation du camp du 8 Mars au gouvernement. En effet, entre 2009 et 2010, les dépassements du budget ont atteint 9,5 milliards de dollars alors qu'ils ne se sont élevés qu'à 6,3 milliards de dollars entre 2006 et 2008, sous le gouvernement Siniora, a-t-il conclu, non sans ironie.
Dans le but de mettre un terme à la campagne menée ces derniers mois par des membres du camp politique du 8 Mars contre l'équipe du Courant du futur, le député Ghazi Youssef (membre du bloc du Futur) a défendu hier la gestion des finances publiques sous l'ère Hariri, accusant en parallèle Michel Aoun d'avoir détourné des fonds quand il était au pouvoir à la fin des années 80 et d'avoir laissé les comptes publics dans un piteux état.Ainsi, selon M. Youssef, plusieurs documents détenus par le ministère des Finances prouvent que Michel Aoun récoltait des impôts de la population de la région qu'il contrôlait en espèces uniquement, refusant les paiements par chèque ou par virements bancaires. « Cette pratique avait pour but de faire usage de ces fonds plus facilement », a ajouté M. Youssef.Le député du Courant du...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut