« Ce sera une manifestation pour la fidélité au Liban et aux martyrs », a déclaré l'ancien président Amine Gemayel lors d'une conférence de presse. « Nous dirons à tous les Libanais vivant au Liban ou dans l'émigration, à tout l'Orient et à tout l'Occident que le peuple du Liban a continuellement soif de liberté, de dignité, de justice ainsi que de l'État de droit », a lancé M. Gemayel, soulignant que « le public du 14 Mars ne capitulera jamais ».
« Nous voulons que les Libanais se rendent dimanche à la place de la Liberté pour dire que les armes et les menaces ne leur font pas peur. Nous voulons y aller en force car la cause a besoin de nous. Nous devons faire face au coup d'État rampant mené à l'ombre des armes du Hezbollah », a-t-il ajouté.
« Comment pourrait-on édifier une nation sans justice et alors que les armes sont dressées au-dessus des têtes des Libanais ? Nous le disons clairement et sans ambages : il n'est pas question de revenir sur le tribunal et il n'y aura pas de compromis aux dépens de nos martyrs. Il n'y aura pas non plus de réconciliation sans franche explication. Nous ne permettrons pas que le sang de Rafic Hariri, de Pierre Gemayel, d'Antoine Ghanem et de tous les autres martyrs de la révolution du Cèdre soit bradé », a-t-il martelé.
« Nous n'avons pas besoin de résistance si ce n'est à l'ombre de l'État. S'il nous faut une résistance pour défendre les fermes de Chebaa, il faudra alors que (le général Michel) Aoun et d'autres alliés de la Syrie nous obtiennent auprès de Damas le document prouvant la libanité de ces fermes. Mais tant que la souveraineté libanaise restera confisquée par la Syrie, comment peut-on parler de libérer ce territoire ? » s'est encore demandé l'ancien chef de l'État.
De son côté, le Premier ministre sortant, Saad Hariri, a expliqué lors d'une rencontre avec des partisans qu'il a été décidé de célébrer cette année l'anniversaire de la révolution du Cèdre le dimanche 13 mars au lieu du lundi 14 parce que nous ne sommes pas des saboteurs pour nuire aux intérêts du pays ou du peuple. « Mais nous saboterons les coups d'État, les assassinats, l'oppression, la tyrannie, le mensonge et la tromperie », a-t-il lancé. « Nous nous rassemblerons le 13 mars pour dire oui au Liban d'abord, oui à la volonté du peuple, oui à l'État. »
« Ceux qui viendront place de la Liberté ne porteront pas d'armes, mais uniquement le drapeau libanais », a-t-il dit.
« Dimanche, nous brandirons le drapeau libanais avec vous pour riposter à toutes les tentatives visant à nous ramener en arrière. »
Pour sa part, le chef du comité exécutif des Forces libanaises, Samir Geagea, a reçu hier à Meerab des cadres FL du caza de Zghorta qu'il a appelés à se préparer à une participation massive au rassemblement du 13 mars. Cette année, il faut que l'événement soit similaire à celui de 2005, en raison de l'importance de ce qui se passe dans le pays et dans la région.
Pendant que M. Geagea rencontrait les cadres de Zghorta, les députés de Bécharré Sethrida Geagea et Élie Keyrouz s'employaient à mobiliser les édiles de cette région en vue du rassemblement. Le secrétaire général du Courant du futur, Ahmad Hariri, faisait de même dans la Békaa-Ouest.


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