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Moyen Orient et Monde - Côte D’Ivoire

Les rebelles progressent dans l’Ouest

Abidjan a connu de nouveau hier des violences, dans une attaque attribuée par le camp du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo aux « rebelles » alliés à son rival Alassane Ouattara. L'attaque contre un village de l'ethnie ébrié enclavé dans le quartier d'Abobo et réputé pro-Gbagbo, « à l'arme lourde » selon des habitants, a fait « trois morts » et « 30 blessés » dans la nuit, a affirmé le gouvernement Gbagbo. Plusieurs maisons ont été incendiées et de nombreuses personnes ont fui le village.
Depuis environ deux semaines, les violences ont redoublé à Abobo, avec des affrontements sanglants entre Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à M. Gbagbo et insurgés armés, accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) alliée à Alassane Ouattara.
Dans l'ouest du pays, la ville de Toulépleu restait aux mains des FN au lendemain de sa prise après de violents combats, et de nombreux habitants avaient fui. Le « Grand Ouest » s'est de nouveau embrasé depuis la prise fin février de deux petites localités par les FN, qui tiennent le nord du pays depuis le putsch raté de 2002. « La population a fui la ville pour se réfugier dans la forêt et les villages environnants », a raconté un habitant, joint par téléphone depuis Abidjan. Selon lui, « certains fuyards ont pris la direction du Liberia » voisin, où des dizaines de milliers d'Ivoiriens se sont déjà réfugiés depuis l'éclatement de la crise. Selon un élu local, les FN visent la ville proche de Blolékin pour ensuite descendre sur le port de San Pedro (Sud-Ouest), par où transite l'essentiel du cacao de Côte d'Ivoire, premier producteur mondial.
Le panel de l'Union africaine sur la crise ivoirienne a exigé « l'arrêt immédiat des tueries » et, pour tenter de trouver une issue, a invité les deux rivaux à participer jeudi à une réunion en Éthiopie.
(Source : agence)
Abidjan a connu de nouveau hier des violences, dans une attaque attribuée par le camp du président ivoirien sortant Laurent Gbagbo aux « rebelles » alliés à son rival Alassane Ouattara. L'attaque contre un village de l'ethnie ébrié enclavé dans le quartier d'Abobo et réputé pro-Gbagbo, « à l'arme lourde » selon des habitants, a fait « trois morts » et « 30 blessés » dans la nuit, a affirmé le gouvernement Gbagbo. Plusieurs maisons ont été incendiées et de nombreuses personnes ont fui le village.Depuis environ deux semaines, les violences ont redoublé à Abobo, avec des affrontements sanglants entre Forces de défense et de sécurité (FDS) fidèles à M. Gbagbo et insurgés armés, accusés par le camp Gbagbo d'être des éléments de l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) alliée à Alassane...
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