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Moyen Orient et Monde - Tunisie

La police politique supprimée

Le président tunisien par intérim, Fouad Mebazaa, a nommé hier un nouveau gouvernement de transition composé de techniciens. Il s'agit du troisième cabinet d'union formé depuis la chute, le 14 janvier, du président Zine el-Abidine Ben Ali. La plupart des principaux membres de l'équipe sortante conservent leurs portefeuilles dans le nouveau gouvernement que dirige le même Premier ministre, Caïd Béji Essebsi, nommé le 27 février. Quatre ministres qui ont démissionné la semaine dernière, parmi lesquels ceux de la Coopération internationale et de l'Industrie, ont été remplacés. Les membres du nouveau gouvernement ne seront pas autorisés à se présenter aux prochaines élections. Les Tunisiens doivent notamment se doter d'une Assemblée constituante le 24 juillet. Les deux précédents gouvernements de transition sont tombés sous la pression de la rue. Les manifestants leur reprochaient de laisser la part trop belle aux caciques de l'ancien régime.
Dans un communiqué, le ministère de l'Intérieur a également annoncé hier un ensemble de mesures dont « la rupture définitive avec toute forme d'organisation s'apparentant à la police politique aussi bien au niveau de la structure, des missions ou des pratiques. Il a également décidé de supprimer la direction de la Sûreté de l'État » affirmant « l'engagement du ministère à appliquer la loi et à respecter les libertés et les droits civiques ». « C'est une mesure énorme, je n'arrive pas encore à l'imaginer, c'est quelque chose de très compliqué qui exige des réformes dans tout le pays qui était pratiquement un État policier », a commenté Mokhtar Yahyaoui, un juriste dissident.
(Source : agences)
Le président tunisien par intérim, Fouad Mebazaa, a nommé hier un nouveau gouvernement de transition composé de techniciens. Il s'agit du troisième cabinet d'union formé depuis la chute, le 14 janvier, du président Zine el-Abidine Ben Ali. La plupart des principaux membres de l'équipe sortante conservent leurs portefeuilles dans le nouveau gouvernement que dirige le même Premier ministre, Caïd Béji Essebsi, nommé le 27 février. Quatre ministres qui ont démissionné la semaine dernière, parmi lesquels ceux de la Coopération internationale et de l'Industrie, ont été remplacés. Les membres du nouveau gouvernement ne seront pas autorisés à se présenter aux prochaines élections. Les Tunisiens doivent notamment se doter d'une Assemblée constituante le 24 juillet. Les deux précédents gouvernements de transition sont...
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