Une manifestation similaire s'est également déroulée dans la ville d'al-Qatif avant d'être dispersée sans incident par la police. « Les manifestants réclamaient la libération de neuf détenus oubliés de al-Qatif, ainsi que de cheikh al-Aamer dont ils brandissaient un portrait, et appelaient à l'unité nationale entre sunnites et chiites », a affirmé Ibrahim al-Mugaiteeb, président de l'organisation Human Rights First en Arabie saoudite. Parmi les personnes arrêtées figurent deux écrivains, a ajouté le militant.
Des appels à une « journée de colère » avaient été lancés sur Facebook pour ce vendredi. Les rassemblements d'hier ont toutefois été limités.
À Riyad, au moins trois personnes ont été arrêtées hier après avoir répété des slogans hostiles à la monarchie à la sortie d'une mosquée. Selon des témoins, une dizaines d'hommes, dont un qui brandissait une pancarte portant la mention « Les jeunes du 4 mars », se sont regroupés après la prière du vendredi à la sortie de la mosquée al-Rajhi, l'une des plus importantes de Riyad, répétant des slogans dénonçant « l'oppression » et la monarchie au pouvoir. Ils ont été attaqués par des fidèles avant que la police n'intervienne et arrête les trois personnes, dont le meneur de l'incident.
Jeudi soir déjà, 22 personnes avaient été arrêtées lors de la dispersion d'une manifestation à al-Qatif. Ces personnes réclamaient également la libération de prisonniers détenus selon eux sans jugement, pour certains depuis plus de 10 ans, a encore indiqué M. al-Mugaiteeb. Une autre manifestation s'est aussi tenue dans la petite ville côtière d'Awwamiya. « Nous voulons la libération des prisonniers, mais nous avons aussi d'autres revendications. Nous voulons l'égalité », a déclaré un manifestant à al-Qatif.
Sur Facebook, de nouveaux appels circulent pour une « journée de colère » le 11 mars et pour une « révolution saoudienne » le 20 mars.
Les chiites, qui se concentrent notamment dans la province orientale, riche en pétrole, constituent environ 10 % de la population de l'Arabie saoudite. Cette communauté se plaint de marginalisation dans un pays régi par le wahhabisme, une doctrine rigoriste sunnite.
(Sources : agences)


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