Des heurts ont opposé jeudi soir de jeunes sunnites à des chiites dans la banlieue de Hamad City, au sud de Manama, ce qui a nécessité l'intervention de la police, ont annoncé hier des habitants de la ville. Selon eux, les jeunes sunnites appartiennent à des familles syriennes naturalisées ces dernières années et la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes des deux camps. C'est le premier incident de ce genre depuis le début de la contestation le 14 février à Bahreïn, petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite et dont la population autochtone est composée en majorité de chiites. Selon le quotidien al-Ayyam, proche des autorités, l'agression d'une lycéenne à sa sortie de l'école a été à l'origine des heurts. Alertés par SMS, jeunes sunnites et chiites se sont rassemblés dans cette banlieue avant de s'affronter à coups de bâtons, jusqu'à l'intervention de la police. Selon le quotidien, ces heurts ont fait deux blessés. Au lendemain de ces heurts, le chef du Wefaq, principal mouvement de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, a appelé hier à une coexistence pacifique entre chiites et sunnites. La sécurité de « chaque famille sunnite doit être garantie par nous les chiites » et celle de « chaque famille chiite doit l'être par nos frères sunnites », a déclaré cheikh Ali Salmane. « Nous devons tous garantir (la sécurité) de la nation. Toute agression contre n'importe qui serait comme une agression contre ma personne », a-t-il ajouté. Cheikh Ali Salmane a pris la parole devant une nouvelle manifestation chiite, s'étirant sur trois kilomètres entre l'ancien siège du gouvernement et la place de la Perle à Manama. Les manifestants ont crié des slogans demandant la démission du gouvernement, dominé par les membres sunnites de la dynastie des al-Khalifa, et appelant à l'unité nationale. (source : AFP)
Des heurts ont opposé jeudi soir de jeunes sunnites à des chiites dans la banlieue de Hamad City, au sud de Manama, ce qui a nécessité l'intervention de la police, ont annoncé hier des habitants de la ville. Selon eux, les jeunes sunnites appartiennent à des familles syriennes naturalisées ces dernières années et la police a utilisé des gaz lacrymogènes pour disperser les jeunes des deux camps. C'est le premier incident de ce genre depuis le début de la contestation le 14 février à Bahreïn, petit royaume du Golfe dirigé par une dynastie sunnite et dont la population autochtone est composée en majorité de chiites.Selon le quotidien al-Ayyam, proche des autorités, l'agression d'une lycéenne à sa sortie de l'école a été à l'origine des heurts. Alertés par SMS, jeunes sunnites et chiites se sont rassemblés dans...
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