« Un seul être vous manque et tout est dépeuplé. » À partir de ce vers écrit par Lamartine, il serait banal de te dire « cela fait deux ans que tu n'es plus là... que tu nous a quittés sans crier gare, sans un mot, mais non sans un geste, car en partant pour l'hôpital, tu m'as fait un petit signe de la main, pour me faire comprendre que tu n'allais plus revenir à la maison.
Salwina, je ne sais plus où j'en suis, je ne sais plus quoi te dire, sinon que je t'aime. Chaque jour et chaque soir qui passent, je me remémore les beaux moments passés ensemble. Je te revois sur les scènes des plus prestigieux théâtres, électrisant le public de ta voix mélodieuse et de ta présence indéniable. Je te revois aussi à la maison, embaumant de ta sérénité l'atmosphère familiale, charmant notre entourage de ta simplicité. Que de succès tu as engrangés au cours de ta carrière. Et pourtant, tu es restée égale à toi-même : belle, sereine, aimante et pudique. Tu n'as jamais profité de ton vedettariat, tu n'as jamais eu de caprice de star, et surtout ta voix ne s'est jamais élevée que sur les planches ou devant les caméras. Tu as été l'étoile du théâtre de Roméo, mais tu es et tu resteras ce soleil éclatant qui éclaire la maison d'Aline et de Nahi.
Salwina, il paraît que ceux qui s'aiment sur terre ne se retrouvent plus dans l'au-delà. Je ne veux point y croire car je voudrais te retrouver rien que pour te serrer dans mes bras et te murmurer : « S'il te plaît, ne me quitte plus, plus jamais ! » Car, vois-tu, chaque jour je t'aime davantage, aujourd'hui plus qu'hier et bien moins que demain (Rosemonde Gérard).


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