« Je vous parle comme un père à ses enfants. »
« Je vous ai compris. Je vous ai tous compris : le chômeur, le nécessiteux, le politicien et tous ceux qui revendiquent plus de libertés. Je vous ai compris, je vous ai bien compris tous. »
« En tant que simple citoyen, je vous dis ceci : pour la première fois, j'ai garanti que chaque paysan reçoive 200 kilos de blé par personne. C'est un mensonge de dire que j'ai affamé le peuple. Un mensonge, un mensonge éhonté. »
« Tout le monde sait pertinemment combien nous déployons d'efforts en matière d'emploi, ce secteur que nous avons toujours placé parmi nos principales priorités. »
« Non, nous n'avons pas de palais. Les palais appartiennent au peuple. »
« Chaque jour de ma vie a été et demeurera au service du pays et j'ai consenti des sacrifices que je ne veux pas énumérer. »
« La plupart d'entre vous savent que l'auteur de cette lettre est fidèle, honnête, attentionné, sage, bon juge, juste, ferme, prudent avec l'argent du peuple et de l'État... et que son cœur est assez grand pour vous étreindre tous sans discrimination. »
« (Celui) qui vous parle en ce moment, aujourd'hui, est fier des années, des longues années qu'il a passées à servir le pays et à servir son peuple. Ce pays aimé, cette nation aimée, c'est ma nation... »
« J'ai passé ma vie à défendre sa terre et sa souveraineté. J'ai été témoin de ses guerres, de ses défaites et de ses victoires. »
« J'ai annoncé un plan visant à former un comité pour les réformes. Mais la situation actuelle a montré que ledit comité pour les réformes ne peut se matérialiser car il n'y pas eu de réponse adéquate au plan pour former le comité. »
« Je mettrai en œuvre les réformes aussi vite que possible. »
« Seulement, les événements qui se produisent, aujourd'hui, dans notre pays ne nous ressemblent pas. La destruction ne fait pas partie de nos coutumes. »
« J'ai donné des directives au ministre de l'Intérieur et je les ai réitérées, et, aujourd'hui, je dis : arrêtons le recours aux tirs à balles réelles. Les tirs à balles réelles ne sont pas acceptables et sont injustifiables, sauf, Dieu nous en préserve, si quelqu'un cherche à vous arracher votre arme, ou qu'il vous attaque par une arme à feu ou autre chose et qu'il vous oblige à vous défendre. »
« Je n'ai pas encore ordonné l'utilisation de la force, je n'ai pas encore ordonné qu'une balle soit tirée... Quand je le ferai, ce sera la boucherie. »
« Sortez de vos maisons. »
« Capturez les rats ! »
« Je répète, je suis le président et le commandant en chef de l'armée. Je suis le président du peuple. Je ne parlerai plus avec vous, provocateurs, et je ne parlerai pas avec les organisateurs de ce putsch ou avec les mercenaires, je n'ai rien à voir avec eux. »
« Je n'accepterai pas de diktat étranger ! »
« Il y a des appels pour que je démissionne de mon poste de président. En ce qui me concerne, démissionner ne me pose pas de problème. Mais ce à quoi il faut faire attention est de savoir si ma démission résoudrait le problème. »
« En conséquence, si je n'ai pas décidé de démissionner, cela ne signifie pas que je ne veux pas démissionner, mais plutôt que je veux m'assurer que ma démission ne va pas affecter la Constitution, qui doit être mise en œuvre correctement. »
« Je suis contre un renouvellement de mon mandat et contre la transmission héréditaire du pouvoir. Très honnêtement, je n'avais pas l'intention d'être candidat à la prochaine élection présidentielle. J'en ai assez. »
« Je ne quitterai pas ce pays, je mourrai ici en martyr (...) Je resterai ici envers et contre tout. »
« Et l'histoire me jugera et jugera les autres. »
« Je sais que tout ceci n'est qu'une farce. J'attends la fin de la tragédie, étrangement détaché de tout, je ne me sens plus acteur. Je sens que je suis le dernier des spectateurs. »
« Cher peuple fidèle, je vous dis au revoir. »
« Que la paix soit de nouveau avec vous. »
© Zine el-Abidine Ben Ali, Nicolas Ceausescu, Hosni Moubarak, Suharto, Benito Mussolini, Saddam Hussein, Ali Abdallah Saleh, Mouammar Kadhafi. (Morceaux choisis...)


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