Rechercher
Rechercher

Lifestyle - Rencontre

Le monde de Sophie

Le monde sucré-salé de Sophie Tabet est composé de saveurs et de recettes, de bonheur, de préférence. À 28 ans, elle a déjà réussi à faire de la gastronomie une passion, un métier et un prénom.

Sophie entourée de Marco Marangi et de son frère Samir.

C'est derrière les fourneaux que Sophie Tabet se sent le plus chez elle, quel que soit le pays où elle vit. En tenue de travail, tablier blanc et toque blanche, qu'elle se sent le plus épanouie. Et c'est en effet dans cet espace exigu, mais si vaste à ses yeux, car plein de possibilités, qu'elle compose ses meilleurs plats, et les plus beaux, inlassablement, au quotidien. Sans doute les relents de ses éphémères études de graphisme, à Montréal, avant que Sophie, qui a visiblement du caractère, ne reprenne sa liberté « du jour au lendemain ». Elle s'embarque alors pour la France, s'inscrit à l'Institut Paul Bocuse, à Lyon, et décroche un diplôme en art culinaire et management de la restauration. « J'ai toujours aimé manger et recevoir chez moi des personnes qui savent apprécier la bonne cuisine, dit-elle. Dans ce métier qui relève de l'artistique, il faut être généreux. »
La jeune femme au regard sombre n'aime pas trop les interviews, ni les mots pour le dire. Elle leur préfère les saveurs, les arômes, le goût des mots, la couleur des ingrédients. Les exercices de style dans une assiette qui l'inspire comme une page blanche. Là, elle sème ses préférences, ses curiosités et ses envies, jongle avec les épices choisies, surveille la cuisson, déguste la transformation d'un aliment. Puis elle compose « son » assiette en s'arrêtant, en regardant, en reprenant avant de consentir à l'abandonner à la dégustation.
Son vocabulaire - culinaire - s'est enrichi d'un parcours fait de rencontres avec de grands chefs étoilés. Des stages à Paris, au restaurant « Les Fables de la Fontaine » de Sébastien Gravé, au « Violon d'Ingres » de Christian Constant, ou encore à l'« Astrance » de Pascal Barbot. Puis, c'est au fameux Relais et Châteaux « Del Pescatore » de la non moins célèbre Nadia Santini, à Canneto sull'Oglio, que Sophie Tabet poursuit son apprentissage. C'est également là-bas qu'elle rencontre son compagnon Marco Marangi, maître d'hôtel et sommelier. Ensemble, ils poursuivent leur aventure personnelle et professionnelle, prennent en charge Le Manoir de Courbessac à Nîmes, la brasserie « La Contre-allée » à Paris, avant de retrouver le Liban en 2010.
« Les grands chefs créent. Je les ai regardés faire et j'ai appris. Moi, poursuit-elle en parfaite et modeste interprète de ses professeurs, je ne crée rien, j'assemble. »

Chez Sophie
Ces assemblages, de délicieuses compositions, ont fait la réputation de Sophie depuis l'ouverture de son restaurant semi-gastronomique à Beyrouth, l'été dernier. « Je suis venue à la demande de mon frère pour faire quelque chose de bien et montrer aux Libanais qu'on peut manger correctement. Il me fallait de bonnes motivations pour quitter l'Europe », précise-t-elle.
Les bonnes raisons étaient réunies : un projet familial, une collaboration heureuse, une liberté de manœuvre et un énorme défi chargé de grosses responsabilités et de clients exigeants.
Chacun, dans le trio gagnant, s'impose avec son bagage, son énergie et son caractère. Chacun occupe sa partie du territoire. Les hommes en salle et Sophie en cuisine. Avec l'impatient perfectionnisme de son frère Samir, directeur général, diplômé en hôtellerie de l'université de Glyon en Suisse, qui ne laisse passer aucune erreur, pas même les siennes, le charmant professionnalisme de son compagnon Marco, directeur de salle, et le talent gastronomique de la jeune femme, la recette du succès semble à point. Saupoudrée d'incalculables heures de travail et une carte régulièrement rénovée, « pour ne pas m'ennuyer », souligne la jeune femme. Et, bien sûr, pour maintenir le niveau et justifier une addition également « haut de gamme ».
« Faire de la bonne cuisine consiste pour moi à transmettre de nouvelles saveurs, transporter les clients dans des émotions. Transformer un aliment en quelque chose de nouveau, de créatif et de savoureux », conclut-elle après une longue journée exténuante qui s'achève souvent, pour elle, par... un Mc Do ou une pizza !
C'est derrière les fourneaux que Sophie Tabet se sent le plus chez elle, quel que soit le pays où elle vit. En tenue de travail, tablier blanc et toque blanche, qu'elle se sent le plus épanouie. Et c'est en effet dans cet espace exigu, mais si vaste à ses yeux, car plein de possibilités, qu'elle compose ses meilleurs plats, et les plus beaux, inlassablement, au quotidien. Sans doute les relents de ses éphémères études de graphisme, à Montréal, avant que Sophie, qui a visiblement du caractère, ne reprenne sa liberté « du jour au lendemain ». Elle s'embarque alors pour la France, s'inscrit à l'Institut Paul Bocuse, à Lyon, et décroche un diplôme en art culinaire et management de la restauration. « J'ai toujours aimé manger et recevoir chez moi des personnes qui savent apprécier la bonne cuisine, dit-elle. Dans ce...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut