Les appels à l'instauration d'une monarchie constitutionnelle se multiplient en Jordanie, où le gouvernement doit faire face à un vote de confiance et où une nouvelle manifestation de l'opposition est prévue vendredi.
Des personnalités politiques nationales et des islamistes indépendants ont formé une Commission pour l'instauration d'une monarchie constitutionnelle (CIMC), publiant lundi leur premier communiqué sur Facebook. Pour sa part, le principal parti d'opposition, le Front de l'action islamique (FAI), réclame « des amendements à la Constitution », notamment concernant la loi électorale, et prône un système de gouvernement parlementaire, avec un Premier ministre élu et non désigné par le roi comme actuellement.
Ces événements interviennent alors que le Premier ministre Maarouf Bakhit, désigné début février par le roi - qui a limogé son prédécesseur Samir Rifaï pour calmer la rue -, a présenté le programme de son gouvernement au Parlement, qui débutera aujourd'hui les discussions en prévision du vote de confiance. M. Bakhit a promis « des réformes », « l'amendement de la loi électorale d'ici à la fin de l'année, précédé par un dialogue public », tout en soulignant que ce « processus prendra du temps ». M. Bakhit devrait obtenir le vote de confiance du Parlement, bien que ce dernier « sera serré », d'après des sources parlementaires.
Par ailleurs, près de 400 membres de familles de détenus islamistes ont manifesté hier à Amman pour demander leur libération, alors que 27 prisonniers annonçaient une grève de la faim.
(Source : AFP)


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve