Le ministre sortant de la Défense Élias Murr.
Se demandant « comment certains au Liban parviennent à faire de la victime un meurtrier et un bourreau, de l'innocent un coupable et, surtout, comment ils osent, avec le verbe si haut, accuser de trahison ceux qui refusent de se laisser imputer la responsabilité de leur propre meurtre », M. Murr précise : « Je ne parle pas de ma personne, mais de tous les martyrs victimes du terrorisme. »
« N'a-t-on pas remarqué le silence de certains au cours de ces dernières années, lorsque les accusations politiques étaient dirigées contre un État voisin ? N'a-t-on pas constaté clairement que les campagnes n'ont été déclenchées l'une après l'autre et visé une personne après l'autre que lorsque les fuites sur les soupçons pesant sur le Hezbollah ont commencé ? » s'interroge-t-il.
« N'est-il pas surprenant de se réveiller un jour sur le lancement de feuilletons télévisés, commençant par la diffusion d'images aériennes pour arriver à la série sur la commission d'enquête, en passant par WikiLeaks ? Et que dire des discours de campagne quasi quotidiens prononcés par certains depuis des mois sur un base programmée ? »
M. Murr d'ajouter : « Avons-nous le droit de nous demander pourquoi tous ces efforts n'ont pas été déployés pour découvrir les meurtriers puisque les moyens à la disposition de ce camp sont notoirement capables de mettre au jour tous les mouvements de l'ennemi israélien et de les anéantir ? Pourquoi tous les efforts de ce camp ont-ils été déployés plutôt à détruire un autre camp libanais qui est son partenaire dans la coexistence ? »
Et de conclure, en visant le général Michel Aoun : « Le chef d'orchestre de ce feuilleton, que Dieu lui pardonne. Mais celui qui y est venu aujourd'hui et qui n'a rien à voir avec ce camp, que dira-t-il aux Libanais et que dira l'histoire de lui ? »


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