Les manifestants appelant au retour de l’imam Moussa Sadr.
Un communiqué rendu public par le palais Bustros souligne que l'ambassade du Liban à Tripoli poursuit ses contacts avec les chancelleries arabes et occidentales afin de pouvoir rapatrier les Libanais, soit en leur trouvant des places à bord d'avions affrétés par ces ambassades ou à bord de bateaux quittant le port de Benghazi.
Rappelons que le Liban avait tenté d'envoyer un avion à Tripoli vendredi dernier pour l'évacuation de ses ressortissants, mais la Libye avait refusé à l'appareil de se poser, le Liban ayant refusé une semaine plus tôt l'atterrissage d'un avion libyen à l'aéroport Rafic Hariri.
Sur le terrain, à Beyrouth, deux manifestations ont été organisées devant la Maison des Nations unies.
La première a rassemblé des associations de jeunes appartenant à des partis politiques du courant du 8 Mars qui ont appelé la Libye à libérer l'imam Moussa Sadr. Les jeunes brandissaient des drapeaux libanais et des portraits de l'imam disparu. Ils ont entonné des hymnes révolutionnaires et ont déchiré et piétiné des portraits du général Mouammar Kadhafi, frappés de l'étoile de David.
Ont notamment pris part au sit-in les députés Émile Rahmé et Ali Khreiss.
Prenant la parole, Chadi Dahdah, représentant les Marada, a appelé la communauté internationale à agir et à libérer l'imam Sadr.
Hassan Kabalan, membre du bureau politique du mouvement Amal, a souligné que durant 33 ans, l'espoir n'a pas été perdu que l'imam Sadr retourne à la « guerre sainte » et que Kadhafi soit extradé vers le Liban afin qu'il y soit jugé.
De son côté, Émile Rahmé a rappelé les positions soutenant l'unité nationale, adoptées par l'imam Sadr avant sa disparition.
La seconde manifestation a été organisée par l'Association mondiale des droits de l'homme et la Ligue des enfants de la terre qui ont condamné les massacres en Libye, à Bahreïn et au Yémen. Ont notamment pris part au rassemblement des militants palestiniens, tunisiens et bahreïnis.
Prenant la parole, le représentant de l'Association mondiale des droits de l'homme, Ali Akil Khalil, a rendu hommage aux peuples arabes qui luttent pour la liberté et la démocratie.

