Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté dans la rue, a affirmé son intention de défendre le « régime républicain » jusqu'à la « dernière goutte de (son) sang ». Dans son discours devant les chefs militaires et policiers, le président Saleh a par ailleurs accusé l'opposition de ne pas prendre au sérieux son offre de dialogue, les Sudistes de vouloir « diviser le Yémen » et les rebelles nordistes de chercher à rétablir l'imamat, le système royal aboli en 1962. Le chef de l'État a réuni ses chefs militaires et sécuritaires au lendemain d'une journée sanglante à Aden, qui a vu l'armée pourchasser les contestataires de nuit dans les rues de la ville, faisant quatre tués, selon des sources médicales. La contestation, lancée le 27 janvier, souvent réprimée dans le sang, vient s'ajouter aux difficultés du Yémen, pays pauvre et tribal de la péninsule Arabique. Le pouvoir du président Saleh est ouvertement contesté par el-Qaëda, bien implanté dans le sud-est du pays, par les séparatistes qui veulent rétablir un État indépendant dans le Sud et par une rébellion de zaïdites (chiites) dans le Nord. En outre, l'opposition parlementaire a fini par se rallier au mouvement de protestation, de même que les chefs de puissantes tribus. Lors d'un rassemblement à Amran, au nord de Sanaa, l'un des chefs des Hached, cheikh Hussein ben Abdallah al-Ahmar, a annoncé sa « démission du Congrès populaire général (de M. Saleh) pour protester contre la répression des manifestants pacifiques à Sanaa, Taëz et Aden », selon des sources tribales. Les Hached sont considérés comme la plus importante tribu du Yémen, où la structure clanique est très importante. Elle est formée de neuf branches, dont celle des Sanhane, à laquelle appartient le chef de l'État. Ce ralliement élargit encore le cercle des contestataires du régime.
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, contesté dans la rue, a affirmé son intention de défendre le « régime républicain » jusqu'à la « dernière goutte de (son) sang ». Dans son discours devant les chefs militaires et policiers, le président Saleh a par ailleurs accusé l'opposition de ne pas prendre au sérieux son offre de dialogue, les Sudistes de vouloir « diviser le Yémen » et les rebelles nordistes de chercher à rétablir l'imamat, le système royal aboli en 1962.Le chef de l'État a réuni ses chefs militaires et sécuritaires au lendemain d'une journée sanglante à Aden, qui a vu l'armée pourchasser les contestataires de nuit dans les rues de la ville, faisant quatre tués, selon des sources médicales.La contestation, lancée le 27 janvier, souvent réprimée dans le sang, vient s'ajouter aux...
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