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Culture - Littérature

"Rose" : une ode à Paris de Tatiana de Rosnay

Quittant Sarah et le Vel'd'Hiv, Tatiana de Rosnay, auteur français actuel le plus lu, campe son nouveau roman, "Rose", dans le Paris du Second Empire, quand le baron Haussmann réduit des quartiers entiers en poussières. Au coeur de cette révolution, une femme se bat avec ses secrets.

Tatiana de Rosnay est devenue en trois ans l'écrivain français le plus vendu en Europe et le plus lu aux États-Unis.

Dans ce roman épistolaire, tiré à 70 000 exemplaires, Rose Bazelet s'adresse à son mari disparu dix ans plus tôt lui racontant le traumatisme de ces grands travaux d'embellissement. Elle tente aussi de tenir la promesse qu'elle lui a faite: sauver leur maison, située rue Childebert, sur le tracé de l'actuel boulevard Saint-Germain. Mais Napoléon III et le baron sont impitoyables, des milliers de Parisiens sont expropriés.
De lettres en lettres, l'héroïne replonge également dans son passé, pleure la mort de leur fils et dévoile peu à peu la terrible blessure qui la ronge.
La romancière dépeint aussi les petits métiers qui fleurissaient dans la capitale au côté des hôtels particuliers de l'aristocratie et des maisons bourgeoises, avant le Paris moderne haussmannien et avant la Commune.
"Je me suis souvent demandé ce que les Parisiens avaient pu ressentir en assistant à ces bouleversements. Ces 18 années de travaux ont dû être un enfer", imagine la fille du scientifique français Joël de Rosnay, née à Paris en 1961 de mère anglaise.
Tatiana de Rosnay est devenue en trois ans, grâce à "Elle s'appelait Sarah" et "Boomerang", l'écrivain français le plus vendu en Europe et le plus lu aux États-Unis, selon le magazine Bookseller.
Ses deux derniers romans se sont écoulés à 5 millions d'exemplaires dans le monde. Bilingue, elle écrit la plupart de ses livres en anglais.
"Elle s'appelait Sarah", adapté au cinéma en 2010 par Gilles Paquet-Brenner, avec Kristin Scott Thomas, a rassemblé plus d'un million de spectateurs en Europe. D'autres livres, "Boomerang", "Le Voisin" et "Moka" vont être adaptés au cinéma.
C’est à Paris que Tatiana de Rosnay avait décroché son premier contrat. De 1992 à 2006, Fayard puis Plon publient huit de ses romans. Mais le succès ne vient pas. Elle devient journaliste, à Elle et au JDD.
En 2005, les éditeurs baissent les bras. Puis, coup de théâtre, comme dans les romans populaires dont elle est l'auteur, elle profite d'une interview de l'éditrice Héloïse d'Ormesson pour lui parler d'un livre écrit trois ans plus tôt.
C'est "Elle s’appelait Sarah", dont l'histoire mêle la rafle du Vel'd'Hiv et l'enquête menée de nos jours par une journaliste américaine sur cet épisode tragique. Héloïse d'Ormesson est séduite. Le roman s’arrache. Sorti dans 35 pays, il devient un phénomène éditorial planétaire.
Le conte de fée vaut aussi pour les Éditions Héloïse d'Ormesson (EHO), pour lesquelles c'est le jackpot. D'autant que EHO a racheté les droits des précédents livres de Tatiana de Rosnay.
Dans ce roman épistolaire, tiré à 70 000 exemplaires, Rose Bazelet s'adresse à son mari disparu dix ans plus tôt lui racontant le traumatisme de ces grands travaux d'embellissement. Elle tente aussi de tenir la promesse qu'elle lui a faite: sauver leur maison, située rue Childebert, sur le tracé de l'actuel boulevard Saint-Germain. Mais Napoléon III et le baron sont impitoyables, des milliers de Parisiens sont expropriés.De lettres en lettres, l'héroïne replonge également dans son passé, pleure la mort de leur fils et dévoile peu à peu la terrible blessure qui la ronge.La romancière dépeint aussi les petits métiers qui fleurissaient dans la capitale au côté des hôtels particuliers de l'aristocratie et des maisons bourgeoises, avant le Paris moderne haussmannien et avant la Commune."Je me suis souvent demandé ce que...
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