Les Chicago Bulls ont prouvé qu’il faudrait compter avec eux en conférence Est lors des playoffs NBA en battant Miami (93-89) pour la deuxième fois de la saison, dans un match où Joakim Noah (au centre) est resté relativement discret (7 points, 8 rebonds). Jonathan Daniel/AFP
Chez les Celtics, c'est l'ensemble de l'équipe, stars comprises, qui était dans un jour sans à Denver. Les départs de Kendrick Perkins et Nate Robinson pour Oklahoma City les auraient-ils chagrinés ? Incapables de marquer plus de 60 points après 36 minutes (61-60 pour Denver), les Celtics ont ensuite totalement craqué dans le money time en encaissant un impensable 16-0 ! Kevin Garnett (14 points, 13 rebonds) et Paul Pierce (17 points, 6 rebonds) ont fait le boulot mais ont été invisibles en fin de match. Ray Allen (10 points à 4/11) et Rajon Rondo (5 points, 8 pds) ont été médiocres. Après trois victoires de suite, les Celtics marquent le pas et voient leur première place fortement menacée. Les arrivées en provenance d'OKC de Nenad Krstic (7,6 points, 4,4 rebonds) et surtout du très solide Jeff Green (15,2 points, 5,6 rebonds) devraient leur redonner le sourire. Denver de son côté a prouvé qu'il y avait une vie après Carmelo Anthony. Sorti du banc, l'ancien Knick Wilson Chandler a réussi ses débuts (16 points, 5 rebonds) au contraire de ses compagnons de voyage Danilo Gallinari (2 points à 1/6) et Raymond Felton (4 points, 6 pds).
Seul Français sur le pont cette nuit, Joakim Noah n'a pas donné trop de travail aux statisticiens (7 points, 8 rebonds). Mais il a fait suer toute la soirée Chris Bosh. Si l'intérieur du Heat a raté son match (7 points, 1/18), c'est en grande partie à cause de Jooks qui a déjà retrouvé tout son mordant en défense alors qu'il ne dispute que son 2e match depuis mi-décembre. « Grâce » à Noah et à sa maladresse, Bosh est entré dans les livres d'histoire avec le 3e plus mauvais pourcentage au tir au-delà de 18 tentatives. Seuls l'ancien Rocket Mike Newlin (1/22 en 1972-73) et le All Star des Warriors Nate Thurmond (1/19 en 1968-69) avaient fait pire.
Le MVP de la nuit
Derrick Rose se frottait à la crème cette nuit et il a encore prouvé qu'il avait l'étoffe des meilleurs. Face à LeBron James et Dwyane Wade, le meneur des Bulls a régalé Kanye West et le reste du United Center avec des crossovers et des pénétrations incroyables. Auteur de 12 points dans le seul 3e quart-temps, le meneur des Bulls a souvent pris le dessus sur Wade qui défendait sur lui, et ce malgré l'aide régulière de James. D-Rose a tellement semé la panique dans la défense du Heat que Wade a oublié Deng sur la dernière action décisive. « Je savais que Derrick allait faire le bon choix. D-Wade était préoccupé par aider LeBron à le stopper », expliquait Deng après le match. Pas très adroit (9/24), Rose n'a pas forcément eu des meilleurs chiffres que les deux stars du Heat dans ce match mais il a prouvé qu'à 22 ans seulement il était déjà un candidat crédible au titre de MVP.


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef