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Économie - Liban - Énergie

Essence : les importateurs de pétrole suspendent leurs livraisons

Le bras de fer, qui dure depuis maintenant trois semaines, entre la ministre sortante des Finances et le ministre démissionnaire de l'Énergie au sujet de l'essence s'est finalement répercuté sur le marché et les citoyens. Hier, les importateurs de pétrole ont décidé d'arrêter leurs livraisons d'essence aux stations-services, après que le ministre Bassil eut refusé de publier, pour la troisième semaine consécutive, une grille ajustée des prix qui prendrait en compte l'évolution des cours mondiaux de pétrole. M. Bassil refuse en effet, depuis trois semaines, de répercuter toute nouvelle hausse sur le prix du bidon, afin de protester contre la décision de la ministre sortante des Finances, Raya el-Hassan, concernant sa proposition de baisser les droits d'accise sur l'essence.
Le ministre démissionnaire de l'Énergie avait, rappelons-le, ordonné aux douanes il y a près d'un mois de réduire de quelque 3 300 livres les taxes sur l'essence - une proposition jugée alors « illégale » par la ministre des Finances, qui, à son tour, a proposé de baisser le prix des 20 litres d'essence de... 5 000 livres.
En attendant, aucune des deux propositions n'a été concrétisée sur le terrain, tandis que les importateurs de pétrole, excédés par le manque à gagner engendré par le maintien des prix, ont décidé de fermer les robinets.
« Les livraisons sur le marché reprendront dès que les prix seront ajustés, en fonction de la formule de calcul des prix préétablie (...) », a indiqué hier, à L'Orient-Le Jour, le président de l'Association des importateurs de pétrole, Maroun Chammas.
Sur le terrain, des files de voitures étaient observables hier à l'entrée des stations-services de la ville, tandis qu'à Tyr ou à Nabatiyeh, plusieurs stations étaient déjà à sec. « Les stations, dont les stocks n'ont pas été épuisés, continueront à livrer de l'essence mais cela ne devra pas durer longtemps (...). Il est donc important qu'une décision soit prise concernant le prix de l'essence », a indiqué à cet égard Maroun Chammas.
Notons enfin que la ministre sortante des Finances, Raya el-Hassan, a démenti hier dans un entretien à la LBC les informations selon lesquelles la Cour des comptes aurait donné raison au ministre Gebrane Bassil quant à sa démarche concernant la baisse des taxes sur l'essence, affirmant que cette dernière a indiqué qu'une telle décision ne pouvait être prise en l'absence d'un nouveau gouvernement.

Le bras de fer, qui dure depuis maintenant trois semaines, entre la ministre sortante des Finances et le ministre démissionnaire de l'Énergie au sujet de l'essence s'est finalement répercuté sur le marché et les citoyens. Hier, les importateurs de pétrole ont décidé d'arrêter leurs livraisons d'essence aux stations-services, après que le ministre Bassil eut refusé de publier, pour la troisième semaine consécutive, une grille ajustée des prix qui prendrait en compte l'évolution des cours mondiaux de pétrole. M. Bassil refuse en effet, depuis trois semaines, de répercuter toute nouvelle hausse sur le prix du bidon, afin de protester contre la décision de la ministre sortante des Finances, Raya el-Hassan, concernant sa proposition de baisser les droits d'accise sur l'essence.Le ministre démissionnaire de l'Énergie avait,...
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