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Liban - Célébration

Réunion cruciale ce matin entre Benoît XVI et le patriarche Sfeir

Le pape recevra aujourd'hui le patriarche maronite, avec lequel il discutera de la question de sa succession. Hier, le Saint-Père a reçu le chef de l'État.

Les échanges de souvenirs entre le couple présidentiel et le souverain pontife.

Une importante réunion pour l'avenir de l'Église maronite se tient à midi aujourd'hui entre le pape Benoît XVI et le patriarche maronite Nasrallah Sfeir. La rencontre retient l'attention de hauts responsables civils et religieux maronites présents en ce moment à Rome, dans la perspective du sort qui pourrait être fait à la requête présentée par le patriarche Sfeir, qui a franchi le seuil de 90 ans et qui a lucidement fait face à la réalité en formulant par écrit, dans un mot adressé au pape, le souhait de se démettre de ses charges patriarcales au bénéfice d'un homme moins exposé aux aléas de l'âge.
Pour les sources citées, la réponse du pape à la demande formulée par le patriarche « ne tardera plus » et il est préférable de l'attendre plutôt que de spéculer sur cette issue.
La rencontre du pape avec le patriarche maronite interviendra au lendemain d'un premier entretien qu'il a eu avec le chef de l'État, le président Michel Sleiman, présent à Rome pour le lever de voile sur une statue de saint Maron installée sur le périmètre extérieur de la basilique Saint-Pierre.
Le président Michel Sleiman a eu avec Benoît XVI un tête-à-tête d'une demi-heure. Les deux hommes ont effectué un tour d'horizon de la situation régionale et abordé aussi, spécifiquement, la situation au Liban. Cela a donné l'occasion au pape de renouveler devant le président Sleiman son amour spécial pour le Liban et pour le modèle de dialogue entre les religions et les cultures qu'il représente. Il a également saisi l'occasion pour inviter les Libanais à régler leurs problèmes par le dialogue.
Pour sa part, le président a remercié le pape pour tout ce qu'il fait pour le Liban et lui a exposé les efforts qu'il déploie pour garder le Liban à son rang et à l'abri des difficultés et des bouleversements qui se produisent sur le plan régional.
Le chef de l'État a saisi l'occasion pour offrir au pape un encensoir du XVIIe siècle que les patriarches maronites utilisaient lors de leur séjour dans la vallée de la Kadicha.
Le président Sleiman a ensuite rencontré le cardinal secrétaire d'État Tarcisio Bertone.
Il va sans dire que les entretiens du pape avec le chef de l'État et le patriarche Sfeir pourraient se rejoindre sur la brûlante de la succession du patriarche, qui provoque un malaise jusqu'à dans les rangs du collège des évêques. Certains y voient un « faux pas », non pas sur le fond, mais sur le scénario qui a entouré la publication. Cette-ci, rappelle-t-on, s'est faite par voie de presse, à la suite d'une indiscrétion que certains ont considérée comme accidentelle. Toujours est-il que certains évêques semblent perturbés par l'incertitude qui entoure cette issue.
Pour certains observateurs, la question est assez importante pour qu'elle ait pu être soulevée par le chef de l'État au cours de son entretien avec le pape. Le président Sleiman aurait saisi l'occasion d'émettre un avis à ce sujet. Faute d'une confirmation officielle, l'information doit cependant être considérée comme hypothétique, sans être pour autant invraisemblable. Elle est en tout cas dans la logique des choses.

Nadim Gemayel et l'opposition
On apprenait par ailleurs, hier, qu'une rencontre s'est tenue, mercredi soir, dans un hôtel adjacent au Collège maronite, le Splendid Hotel, entre le député Nadim Gemayel et les ministres et députés Gebrane Bassil, Fady Abboud, Alain Aoun, Ibrahim Kanaan et Youssef Saadé. La réunion s'est faite sous les auspices de la Fondation maronite dans le monde et a groupé en outre MM. Nehmat Frem, vice-président de la fondation, et Charles Hajje, membre de son conseil de tutelle. Un certain nombre d'évêques maronites présents à Rome a assisté au dîner, mais les députés Samy Gemayel et Antoine Zahra s'en sont excusés.
La rencontre s'est tenue dans l'esprit de la demande, formulée la veille par le patriarche, de laisser l'appartenance ecclésiale avoir le dessus sur l'appartenance partisane, mais la conversation s'est confinée aux déclarations de bonnes intentions et à des sujets historiques soulevés par le patriarche dans son homélie.
Ce dernier, pour sa part, a reçu ce soir-là le ministre de l'Information sortant, Tarek Mitri, de passage dans la capitale romaine.
Une importante réunion pour l'avenir de l'Église maronite se tient à midi aujourd'hui entre le pape Benoît XVI et le patriarche maronite Nasrallah Sfeir. La rencontre retient l'attention de hauts responsables civils et religieux maronites présents en ce moment à Rome, dans la perspective du sort qui pourrait être fait à la requête présentée par le patriarche Sfeir, qui a franchi le seuil de 90 ans et qui a lucidement fait face à la réalité en formulant par écrit, dans un mot adressé au pape, le souhait de se démettre de ses charges patriarcales au bénéfice d'un homme moins exposé aux aléas de l'âge. Pour les sources citées, la réponse du pape à la demande formulée par le patriarche « ne tardera plus » et il est préférable de l'attendre plutôt que de spéculer sur cette issue. La rencontre du pape avec le...
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