Pyongyang a donné un nouveau tour de vis à son contrôle sur l'information pour éviter la diffusion de nouvelles sur les émeutes au Moyen-Orient, même si les analystes jugent peu probable un mouvement de révolte en Corée du Nord, cadenassée par le régime de Kim Jong-il. « Le régime semble prendre très au sérieux (les manifestations réclamant la démocratie au Moyen-Orient). Il essaye vraiment d'éviter que cela déborde dans le pays », estimait hier un haut responsable sud-coréen cité par l'agence Yonhap. Daily NK, un journal sur l'Internet basé à Séoul et spécialisé sur la Corée du Nord, affirme que des équipes de policiers antiémeutes ont été spécialement créées pour répondre à une éventuelle rébellion inspirée par le Moyen-Orient.
Les mouvements de mécontentement sont extrêmement rares en Corée du Nord, un État policier où la moindre protestation peut avoir de graves conséquences pour son auteur. Le quotidien Chosun Ilbo a cependant rapporté que des habitants avaient manifesté dans trois villes de l'ouest du pays, mi-février, pour protester contre les pénuries alimentaire et d'électricité. Le pays fait face à une nouvelle pénurie alimentaire et certains habitants en sont réduits à se nourrir d'herbes sauvages, selon cinq ONG humanitaires américaines qui se sont rendues dans le pays.
(Source : AFP)


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