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Moyen Orient et Monde - Nouvelle-Zélande

Près de 400 morts ou disparus à Christchurch

Les secours redoublent d'efforts ; les dégâts provoqués par le séisme estimés à 6,3 milliards d'euros.

Malgré la désolation et le nombre des disparus, l’espoir renaît... Les secours ont sorti ces deux hommes indemnes de sous les décombres. John Kirk-Anderson/Christchurch Press/Reuters

Les secouristes néo-zélandais redoublaient d'efforts hier pour tenter de sauver des survivants coincés sous les décombres à Christchurch, après un violent séisme qui a fait 75 morts et 300 disparus. Pendant la nuit, 500 secouristes se sont affairés, au milieu des ruines, parvenant à libérer une trentaine de personnes, a indiqué le commissaire de police Russell Gibson. « C'est un véritable carnage dans toute la ville », a-t-il dit sur la radio nationale néo-zélandaise. « Des corps sont piégés dans des voitures, ou sous des décombres. » « C'est incroyable. Nous avons sorti des gens qui avaient à peine une égratignure et d'autres qu'il a fallu amputer pour les libérer », a ajouté le commissaire Gibson. La ville était toujours privée de courant et plusieurs répliques du séisme ont rendu le travail des secours difficile, selon les autorités. Les sauveteurs passent dans chaque bâtiment du centre-ville et les efforts se concentrent sur deux immeubles, à l'intérieur desquels se trouvent des survivants qui ont pu entrer en contact avec les secours, a poursuivi le commissaire. « Nous recevons des SMS et entendons de petits coups frappés par des gens qui sont à l'intérieur. C'est là où nous nous concentrons en ce moment. »
Mais pour certains bâtiments, la police a abandonné tout espoir. Ainsi, les opérations ont été arrêtées pour l'immeuble CTV, au cœur de la ville, qui abrite les locaux de la télévision régionale Canterbury Television et une école de langue pour étudiants étrangers. Dix jeunes Japonais et deux Sud-Coréens étaient probablement à l'intérieur de l'immeuble, qui s'affaisse peu à peu, faisant craindre pour la vie des secouristes.
Selon le chef des secours, John Hamilton, les équipes disposent de moins de trois jours pour retrouver vivantes les personnes coincées sous les ruines.
Le Premier ministre, John Key, a décrété l'état d'urgence au niveau national après ce tremblement de terre survenu mardi à la mi-journée, le plus meurtrier depuis 80 ans en Nouvelle-Zélande. Christchurch, deuxième ville néo-zélandaise (340 000 habitants), et sa région viennent de connaître « la mort et la destruction à une échelle épouvantable », a déclaré le chef du gouvernement.
Un habitant de la ville, Tom Brittenden, a raconté à la presse avoir vu une femme mourir, frappée de plein fouet par la chute de débris, alors qu'elle tenait son bébé dans les bras. L'enfant a survécu.
« Ce tremblement de terre a vraiment mis dans le mille », a déclaré le professeur John Wilson, de l'université Swinburne de technologie à Melbourne. « Sa magnitude de 6,3 était relativement élevée et il s'est produit tellement près de Christchurch que nous n'étions pas surpris de l'étendue des dégâts. À une si faible distance, la violence des secousses est très forte », a-t-il ajouté. Selon David Rothery, vulcanologue, le sol mou sur lequel est construite la ville a aggravé les conséquences du séisme.
Une première estimation des dégâts, effectuée par la société AIR Worldwide, fait état de coûts pouvant aller jusqu'à 6,3 milliards d'euros pour les compagnies d'assurances chargées de rembourser les entreprises et les particuliers pour les dommages subis.
Plusieurs chefs d'État, dont l'Américain Barack Obama, le Français Nicolas Sarkozy et la reine Élisabeth II (qui est la chef de l'État de Nouvelle-Zélande), ont envoyé leurs condoléances.
Le séisme a par ailleurs détaché 30 millions de tonnes de glace du plus grand glacier du pays. Certains pans du glacier Tasman sont tombés dans le lac Tasman juste après le tremblement de terre, ce qui a soulevé des vagues de 3,5 mètres de haut, ont déclaré des opérateurs de tours en bateau.
(Sources : agences)

Les secouristes néo-zélandais redoublaient d'efforts hier pour tenter de sauver des survivants coincés sous les décombres à Christchurch, après un violent séisme qui a fait 75 morts et 300 disparus. Pendant la nuit, 500 secouristes se sont affairés, au milieu des ruines, parvenant à libérer une trentaine de personnes, a indiqué le commissaire de police Russell Gibson. « C'est un véritable carnage dans toute la ville », a-t-il dit sur la radio nationale néo-zélandaise. « Des corps sont piégés dans des voitures, ou sous des décombres. » « C'est incroyable. Nous avons sorti des gens qui avaient à peine une égratignure et d'autres qu'il a fallu amputer pour les libérer », a ajouté le commissaire Gibson. La ville était toujours privée de courant et plusieurs répliques du séisme ont rendu le travail des...
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