Malgré la désolation et le nombre des disparus, l’espoir renaît... Les secours ont sorti ces deux hommes indemnes de sous les décombres. John Kirk-Anderson/Christchurch Press/Reuters
Mais pour certains bâtiments, la police a abandonné tout espoir. Ainsi, les opérations ont été arrêtées pour l'immeuble CTV, au cœur de la ville, qui abrite les locaux de la télévision régionale Canterbury Television et une école de langue pour étudiants étrangers. Dix jeunes Japonais et deux Sud-Coréens étaient probablement à l'intérieur de l'immeuble, qui s'affaisse peu à peu, faisant craindre pour la vie des secouristes.
Selon le chef des secours, John Hamilton, les équipes disposent de moins de trois jours pour retrouver vivantes les personnes coincées sous les ruines.
Le Premier ministre, John Key, a décrété l'état d'urgence au niveau national après ce tremblement de terre survenu mardi à la mi-journée, le plus meurtrier depuis 80 ans en Nouvelle-Zélande. Christchurch, deuxième ville néo-zélandaise (340 000 habitants), et sa région viennent de connaître « la mort et la destruction à une échelle épouvantable », a déclaré le chef du gouvernement.
Un habitant de la ville, Tom Brittenden, a raconté à la presse avoir vu une femme mourir, frappée de plein fouet par la chute de débris, alors qu'elle tenait son bébé dans les bras. L'enfant a survécu.
« Ce tremblement de terre a vraiment mis dans le mille », a déclaré le professeur John Wilson, de l'université Swinburne de technologie à Melbourne. « Sa magnitude de 6,3 était relativement élevée et il s'est produit tellement près de Christchurch que nous n'étions pas surpris de l'étendue des dégâts. À une si faible distance, la violence des secousses est très forte », a-t-il ajouté. Selon David Rothery, vulcanologue, le sol mou sur lequel est construite la ville a aggravé les conséquences du séisme.
Une première estimation des dégâts, effectuée par la société AIR Worldwide, fait état de coûts pouvant aller jusqu'à 6,3 milliards d'euros pour les compagnies d'assurances chargées de rembourser les entreprises et les particuliers pour les dommages subis.
Plusieurs chefs d'État, dont l'Américain Barack Obama, le Français Nicolas Sarkozy et la reine Élisabeth II (qui est la chef de l'État de Nouvelle-Zélande), ont envoyé leurs condoléances.
Le séisme a par ailleurs détaché 30 millions de tonnes de glace du plus grand glacier du pays. Certains pans du glacier Tasman sont tombés dans le lac Tasman juste après le tremblement de terre, ce qui a soulevé des vagues de 3,5 mètres de haut, ont déclaré des opérateurs de tours en bateau.
(Sources : agences)

