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Économie - Crise

L’industrie de défense occidentale en quête de croissance au Moyen-Orient

Les entreprises se pressent au Salon de l'armement Idex à Abou Dhabi.

Une vue du Salon de l’armement Idex à Abou Dhabi.

Les entreprises occidentales se pressent au Salon de l'armement Idex à Abou Dhabi, afin d'essayer de profiter d'un marché en croissance au Moyen-Orient sur fond de tensions régionales, à l'heure où les budgets de défense sont sous pression aux États-Unis et en Europe.
« La réalité d'après-crise, c'est qu'aujourd'hui c'est clairement au Moyen-Orient que se trouve la plus forte croissance », relève Hervé Guillou, PDG de Cassidian Systems, une filiale du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS.
Au travers d'une coentreprise avec une entreprise locale, Cassidian se positionne actuellement pour un important contrat de numérisation de l'armée de terre des Émirats arabes unis.
Au Salon Idex, qui se tient jusqu'à jeudi, des industriels du monde entier sont attirés par la perspective de contrats avec les pays de la région, où les importantes dépenses d'armement devraient continuer à croître, sur fond de craintes liées à l'Iran.
Les pays du Conseil de coopération du Golfe (CCG - Arabie saoudite, Bahreïn, Émirats arabes unis, Oman, Qatar, Koweït), ainsi que la Jordanie, devraient consacrer au total 68 milliards de dollars (49,6 milliards d'euros) à la défense en 2011, selon le cabinet d'études Frost & Sullivan.
Leurs dépenses devraient atteindre près de 80 milliards de dollars en 2015, avec un cours du pétrole qui remonte.
« Indéniablement, dans le Golfe, il y a des budgets très importants que l'on n'a pas en Europe », relève Christian Mons, président du Groupement des industries françaises de défense terrestre (Gicat).
Ce marché dynamique est une aubaine pour les groupes de défense occidentaux qui font face à des budgets sous forte contrainte aux États-Unis et surtout en Europe de l'Ouest. Toutefois, les négociations sont longues et difficiles dans la région, avec des clients réputés exigeants.
C'est ainsi que les Émirats arabes unis discutent depuis 2008 avec la France de l'achat de 60 avions de combat Rafale de Dassault Aviation, mais réclament une version améliorée de l'appareil, avec des moteurs plus puissants et un radar perfectionné.
La question du partage du financement de ces améliorations fait partie des négociations, de même que celle de l'avenir de la flotte de Mirage 2000-9 extrêmement moderne dont dispose déjà l'armée de l'air émiratie.
« Une négociation prend toujours de nombreuses années », relativise Éric Trappier, directeur général international de Dassault Aviation.
La compétition est aussi féroce sur ce marché entre les différents pays européens et les États-Unis. Mais pas seulement : au Salon Idex, les pavillons ukrainiens, chinois et sud-africains sont ceux qui ont le plus grandi cette année.
La nouvelle inconnue désormais est l'effet à long terme sur la politique de défense de la vague de contestation sociale et politique dans le monde arabe.
Pour certains, le niveau des dépenses d'équipements, qui se prévoit sur des années, ne devrait pas être affecté. « Je ne pense pas qu'il y ait un impact budgétaire significatif », juge M. Mons.
En revanche, les entreprises européennes qui fabriquent des matériels de maintien de l'ordre n'ont souvent plus l'autorisation de leur pays d'origine pour exporter vers certaines zones en crise des matériels qui pourraient servir contre les civils.
C'est le cas de l'entreprise française Lacroix, qui fabrique des grenades lacrymogènes ou assourdissantes. « Aujourd'hui, il y a un blocage des autorités par rapport à tout ce qui est exportation de ces matériels vers le Moyen-Orient », regrette Jean-Marc Puech, son directeur du développement international.
Les entreprises occidentales se pressent au Salon de l'armement Idex à Abou Dhabi, afin d'essayer de profiter d'un marché en croissance au Moyen-Orient sur fond de tensions régionales, à l'heure où les budgets de défense sont sous pression aux États-Unis et en Europe.« La réalité d'après-crise, c'est qu'aujourd'hui c'est clairement au Moyen-Orient que se trouve la plus forte croissance », relève Hervé Guillou, PDG de Cassidian Systems, une filiale du groupe européen d'aéronautique et de défense EADS.Au travers d'une coentreprise avec une entreprise locale, Cassidian se positionne actuellement pour un important contrat de numérisation de l'armée de terre des Émirats arabes unis.Au Salon Idex, qui se tient jusqu'à jeudi, des industriels du monde entier sont attirés par la perspective de contrats avec les pays de la...
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