Après deux journées de championnat où les Parisiens n’ont récolté qu’un petit point sur six possibles, les joueurs de la capitale se sont parfaitement ressaisis, infligeant une lourde défaite aux Niçois au stade du Ray. Sébastien Nogier/AFP
Au passage, les Parisiens mettent fin à près de sept ans de disette au Ray. Ils peuvent préparer avec la satisfaction du travail accompli leur match retour de C3 (24 février) et les réceptions du TFC en L1 (27 février) et du Mans (2 mars) en quart de finale de la Coupe de France.
Les Niçois ne peuvent évidemment pas en dire autant, eux, qui ont offert un condensé de leurs problèmes récurrents depuis plusieurs mois, affichant des limites masquées un temps par les succès à l'arraché devant Marseille (1-0, 16e j.) et Lyon (1-0 a.p. en 16e de finale de la Coupe de France).
Avec deux petites victoires en neuf rencontres de championnat, une insignifiance chronique en déplacement et une attaque asthmatique (15 buts), les Aiglons filent un très mauvais coton.
Le PSG a rapidement fait le tour de la question azuréenne en concrétisant sa nette domination dès la 25e minute sur un corner de Nene prolongé de la tête par Hoarau sur un Giuly oublié au 2e poteau qui a pu reprendre sans opposition de la tête (0-1).
Comme à l'aller (0-0), Ospina avait fait le métier jusqu'alors mais était un peu trop seul. Juste avant la pause (44e), les Parisiens ont fait le trou sur une nouvelle superbe ouverture de Nene contrôlée de la poitrine par Hoarau, muet depuis 8 journées, qui a parfaitement croisé sa volée (0-2).
Peu sollicitée, la défense de la capitale a enchaîné après Lens un second match de L1 sans prendre de but.
Mais le test du Ray n'est sans doute pas le meilleur révélateur à une imperméabilité retrouvée tant les occasions niçoises furent rares, avec principalement une tête de Mounier bien sortie par Edel. C'était bien trop peu pour Nice qui n'a guère été plus dangereux en seconde période quand son adversaire s'est transformé en gestionnaire.
Pire, après une parade d'Ospina sur la frappe de Nene, Armand l'a exécuté d'une frappe lourde du gauche (0-3, 74). Réduit à dix suite au second carton jaune de Diakité (79e), Nice a encaissé sa plus lourde défaite de la saison au Ray qui dramatise son prochain déplacement à Saint-Étienne.


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