Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Libye

Benghazi la frondeuse se réveille

Appels sur Facebook pour une journée de colère aujourd'hui.
La police libyenne a dispersé par la force dans la nuit de mardi à mercredi un sit-in contre le pouvoir à Benghazi, faisant 38 blessés selon des sources hospitalières. Selon une source libyenne bien informée, les autorités ont lancé hier une « campagne d'interpellations parmi les activistes », dans la ville frondeuse de Benghazi, bastion des opposants du régime et deuxième plus grande ville du pays.
Les comités révolutionnaires, épine dorsale du régime libyen dirigé d'une main de fer depuis 42 ans par le colonel Kadhafi, ont prévenu hier qu'ils « ne permettraient pas à des groupes s'activant la nuit de piller les acquis du peuple, menacer la sécurité du citoyen et la stabilité du pays ». Les forces de l'ordre étaient intervenues, selon le journal libyen Quryna, pour mettre fin à des affrontements entre des partisans du colonel Kadhafi et des « saboteurs » parmi les manifestants. Ces derniers s'étaient rassemblés pour réclamer la libération d'un avocat représentant des familles de prisonniers tués en 1996 dans une fusillade dans la prison d'Abou Salim à Tripoli qui avait fait plus de 1 000 morts. L'avocat, Fethi Tarbel, a été arrêté brièvement, selon Quryna, « pour avoir répandu une rumeur selon laquelle la prison était en feu ». En dépit de sa remise en liberté, les manifestants « auxquels se sont jointes des personnes munies d'armes blanches et de cocktails Molotov » ont marché jusqu'au centre-ville où « ils ont incendié et endommagé des voitures, essayé de détériorer des biens publics, bloqué la route et jeté des pierres », selon Quryna. Selon des sources concordantes, des slogans ont été scandés contre le régime : « Benghazi réveille-toi c'est le jour que tu attendais », « Le sang des martyrs n'est pas versé en vain », ou encore « Le peuple veut faire tomber la corruption ».
Pour faire face aux manifestants, des associations pro-Kadhafi ont organisé une marche « mais une poignée de saboteurs cherchant à semer la zizanie et à perturber la stabilité du pays leur ont lancé des pierres », ce qui a provoqué des heurts entre les deux camps, a encore affirmé le journal Quryna. Des centaines de manifestants prorégime ont ensuite défilé à Benghazi, Syrte, Sebha et Tripoli, selon des images de la télévision d'État, al-Jamahiriya. La chaîne a diffusé des images en direct de manifestants brandissant des drapeaux et des photos du colonel Kadhafi et scandant des slogans à la gloire du guide de la révolution libyenne.
Ces manifestations interviennent avant une « journée de colère » libyenne prévue aujourd'hui, selon des appels lancés sur Facebook. Par ailleurs, dans une pétition reçue lundi par l'AFP, plus de 200 signataires et des organisations d'opposition libyennes basées à l'étranger ont souligné « le droit du peuple libyen d'exprimer son opinion » et appelé le colonel Kadhafi et sa famille à quitter le pouvoir.
Dans une première réaction aux événements en Libye, l'Union européenne a appelé Tripoli à autoriser « l'expression libre » et à éviter « toute violence ». « Nous appelons les autorités à écouter tous les gens qui participent aux protestations et ce que la société civile dit (...) », a souligné la porte-parole de la haute représentante de l'UE aux Affaires étrangères.
Par ailleurs, la Libye a libéré hier 110 islamistes du Groupe islamique de combat libyen (GICL), portant à plus de 360 le nombre total des « prisonniers politiques » relâchés depuis mars. Parmi les détenus libérés figurent trois dirigeants du groupe, a précisé le président de la Ligue libyenne des droits de l'homme, Mohammad Torniche. Depuis mars, la Libye a libéré plus de 250 prisonniers de différents groupes islamistes parmi lesquels une quarantaine du GICL, dont trois ex-dirigeants, Abdelhakim Belhaj, l'émir du groupe, Khaled Chrif, le chef militaire, et Sami Saadi, l'idéologue.
La police libyenne a dispersé par la force dans la nuit de mardi à mercredi un sit-in contre le pouvoir à Benghazi, faisant 38 blessés selon des sources hospitalières. Selon une source libyenne bien informée, les autorités ont lancé hier une « campagne d'interpellations parmi les activistes », dans la ville frondeuse de Benghazi, bastion des opposants du régime et deuxième plus grande ville du pays.Les comités révolutionnaires, épine dorsale du régime libyen dirigé d'une main de fer depuis 42 ans par le colonel Kadhafi, ont prévenu hier qu'ils « ne permettraient pas à des groupes s'activant la nuit de piller les acquis du peuple, menacer la sécurité du citoyen et la stabilité du pays ». Les forces de l'ordre étaient intervenues, selon le journal libyen Quryna, pour mettre fin à des affrontements entre des...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut