L'association de défense des droits de l'homme Human Rights Watch a indiqué que le blog de Tal al-Mallouhi contient de la poésie et des commentaires sociaux, mais n'a pas trait à la politique syrienne. Les réseaux sociaux sur Internet et les blogs ont beaucoup contribué à lancer et alimenter les mouvements de révolte populaires qui ont provoqué la chute ces dernières semaines du président tunisien, Zine el-Abidine Ben Ali, puis du président égyptien, Hosni Moubarak. En Syrie, des internautes ont cependant constaté que l'accès direct aux sites Facebook et Youtube, bloqué depuis 2007, était rétabli depuis la semaine dernière.
En outre, la Ligue syrienne des droits de l'homme a réclamé, dans son rapport annuel sur l'état des prisons, « des mesures concrètes » en faveur du respect des droits dans les établissements syriens où, selon elle, la pratique de la torture pour obtenir des aveux reste de mise. La torture est sanctionnée par la loi en Syrie, mais « les forces de l'ordre la pratiquent (...) », selon le rapport, obtenu hier par l'AFP. Toutefois, le document sur l'état des prisons syriennes en 2010 souligne que « cette pratique est en recul depuis 2005 ». L'association exige « l'amendement voire l'abrogation de la loi instaurant l'état d'urgence, en vigueur depuis 1963, jugée illégale ». L'organisation note également « l'inégalité de traitement selon les classes sociales » dans les prisons syriennes. Le suivi médical des prisonniers est sommaire, selon le rapport, parlant même de « chantage » fait aux prisonniers pour obtenir des soins. La ligue a réclamé « des conditions de vie dignes » pour les détenus, ainsi que des « formations qui leur permettront de s'insérer après la sortie ». Elle estime que la mise en place de ses recommandations permettra « d'apaiser le sentiment d'isolement et d'impuissance chez les prisonniers ».
La ligue a également demandé la reconnaissance légale des organisations de défense des droits de l'homme pour qu'elles puissent jouer pleinement leur rôle de défenseur des citoyens.

