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Liban

Fahed : Une inflation moins importante

Que pensent les propriétaires des supermarchés de la hausse des prix et d'où proviendrait-elle ? L'un d'eux, qui a requis l'anonymat, nous précise que la hausse des prix des produits de première nécessité est, ces derniers mois, de l'ordre de 22 % pour les produits faits à partir du blé comme le pain, de 7 % pour les détergents, de 10 % pour le lait importé, de 10 % pour l'huile...
Nabil Fahed, président du syndicat des propriétaires de supermarchés, précise pour sa part que la hausse des prix touche principalement les denrées alimentaires, et que l'inflation la plus importante a eu lieu en septembre-octobre en raison de la hausse mondiale des matières premières. « Aujourd'hui, nous commençons à ressentir l'augmentation des prix au niveau de certains produits dérivés comme les pâtes par exemple, mais dans une marge plus modeste, dit-il. À titre d'exemple, le blé et le sucre avaient augmenté de 30 et 35 % en septembre, alors que les produits finis connaissent une hausse de 5 à 10 %. »
Pour ce qui est de l'inflation générale, M. Fahed en minimise la portée. « Selon les chiffres de l'Administration centrale de la statistique, entre décembre 2009 et décembre 2010, les prix ont augmenté de 4,3 %, dit-il. Si on compare avec d'autres pays, on voit que les prix ont haussé de 3,7 % en un seul mois en Grande-Bretagne, et que l'inflation en Chine a atteint 4,1 % en novembre dernier, et 4,6 % en décembre. Même dans les pays environnants, la situation est plus grave. »
Qu'est-ce qui a limité l'inflation puisque l'État n'intervient pas ? « La loi ne donne pas à l'État le droit d'imposer les prix, mais le ministère de l'Économie a fixé une marge de bénéfices qui est de 10 % pour les supermarchés et de 5 % pour les fournisseurs, précise M. Fahed. Or même si le ministère applique rigoureusement cette décision, il se rendra compte que le plus souvent, nos bénéfices restent en-deçà de la marge fixée. La principale cause en est la compétition. Au Liban, les marques sont nombreuses, et les supermarchés se livrent une concurrence féroce. Pour nous, le plus important est d'attirer et de fidéliser le client. Dans ce cas, nous limitons les prix de notre propre initiative, parce que de toute façon nous n'avons pas le choix. »
Est-il vrai que les fournisseurs suivent les prix mondiaux quand ceux-ci sont en hausse, mais négligent de les réduire quand ils sont en baisse ? « Cela est totalement faux, répond-il. On peut facilement prouver que les prix de plusieurs denrées ont fluctué ces derniers temps. D'ailleurs, nous sommes souvent victimes de ces fluctuations : imaginez que j'achète un stock au prix fort et que mon voisin l'achète quelque temps plus tard à meilleur prix. Je suis obligé de baisser mes prix au détail pour ne pas perdre mes clients, quitte à essuyer des pertes moi-même. »
Que pensent les propriétaires des supermarchés de la hausse des prix et d'où proviendrait-elle ? L'un d'eux, qui a requis l'anonymat, nous précise que la hausse des prix des produits de première nécessité est, ces derniers mois, de l'ordre de 22 % pour les produits faits à partir du blé comme le pain, de 7 % pour les détergents, de 10 % pour le lait importé, de 10 % pour l'huile...Nabil Fahed, président du syndicat des propriétaires de supermarchés, précise pour sa part que la hausse des prix touche principalement les denrées alimentaires, et que l'inflation la plus importante a eu lieu en septembre-octobre en raison de la hausse mondiale des matières premières. « Aujourd'hui, nous commençons à ressentir l'augmentation des prix au niveau de certains produits dérivés comme les pâtes par exemple, mais dans une...
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