Les joueurs néerlandais à l’entraînement, hier, à Katwijk. Les « Oranje » reçoivent l’Autriche en match amical. Robin van Lonkhuijsen/AFP
Les « Oranje » reprendront les choses sérieuses fin mars avec les qualifications de l'Euro 2012 devant la Hongrie.
Le sélectionneur néerlandais Bert van Marwijk retrouvera peut-être à cette date Arjen Robben, qui n'est pas encore en état. Robin van Persie, Nigel de Jong et Rafael van der Vaart ont également déclaré forfait.
Vicente Del Bosque, lui, ne dispose pas de Carles Puyol ni de Cesc Fabregas, blessés, pour sa « Roja ». Si la sélection championne du monde tient son rang dans son groupe de qualification pour l'Euro 2012, les matches amicaux ne lui ont pas réussi ces derniers temps avec deux gifles infligées par le Portugal (4-0) et l'Argentine (4-1). La Colombie, 50e au classement mondial, sera peut-être plus accessible.
L'Angleterre se mesurera au Danemark, après les deux contre-performances des joueurs de Sa Majesté contre la France (1-2) et le Monténégro (0-0). Fabio Capello sera privé de Rio Ferdinand et Steven Gerrard, blessés, pour cette rencontre.
Avec France-Brésil, il y a la puissance évocatrice du passé et ces affiches des Coupe du monde 1986 (quart de finale), 1998 (finale) et 2006 (quart de finale) : trois excellents souvenirs français, trois traumatismes pour le pays du football samba.
Mais aujourd'hui, les Platini et Zidane ont pris leur retraite et, comme le répète à l'envi Laurent Blanc, la France n'a plus de grand joueur. Le sélectionneur français - qui, suspendu, avait manqué la fameuse finale de 1998 - savoure ce match de gala, au Stade de France, mais pense surtout à la reconstruction de son équipe sur les ruines du Mondial 2010.
Certains joueurs français, comme Yoann Gourcuff, Karim Benzema et Florent Malouda, en difficulté dans leurs clubs respectifs, sont très attendus.
Au Brésil, le renouveau est aussi le thème de travail de Mano Menezes, qui doit redonner du lustre à une Seleçao qui a perdu de son clinquant avec Dunga. Pato et Robinho ont les clés du match. Avec, dans un coin de leurs têtes, la Copa America l'été prochain.
Avec Allemagne-Italie, il y a bien sûr le souvenir de la finale du Mondial 1982 remportée par la Nazionale et un écho de la demi-finale de 2006 également gagnée par la Squadra, dans un même stade de Dortmund qui accueillera à nouveau ces deux équipes mercredi.
Les choses ont bien changé depuis : la Nationalmannschaft brille encore des feux de son Mondial sud-africain savoureux, portée par sa jeunesse, tandis que l'Italie panse ses plaies.
Et il y a Argentine-Portugal à Genève aux furieux relents de clasico Barça-Real, avec Lionel Messi, Ballon d'or surprise en dépit de son Mondial 2010 raté avec l'Albiceleste, et Cristiano Ronaldo, revenu en forme avec Madrid après une Coupe du monde encore plus maussade avec la Selecçao. Messi-Ronaldo, ce n'est rien d'autre que le duel des deux meilleurs buteurs actuels de la Liga (24 buts chacun). Les filets suisses vont-ils trembler ?


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