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Moyen Orient et Monde - Justice

Charles Taylor boycotte le réquisitoire de l’accusation devant le TSSL

La procureure Brenda Hollis a dénoncé hier la « cupidité » de Charles Taylor, responsable, selon elle, d'« atrocités » alors que l'ancien président du Liberia a décidé à la mi-journée de ne plus assister au réquisitoire devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à Leidschendam, près de La Haye.
La procureure avait entamé son réquisitoire en l'absence de l'avocat de la défense, Courtenay Griffiths. Celui-ci avait quitté la salle d'audience pour protester contre le refus des juges d'accepter le document final reprenant les arguments de la défense, déposé avec vingt jours de retard. Après une pause à la mi-journée, l'accusé n'est pas revenu dans le box. « Il a dit qu'il était très affecté et avait besoin de repos », a expliqué une responsable du tribunal, Claire Carlton-Hanciles. La présidente a décidé de poursuivre l'audience malgré l'absence de M. Taylor.
L'ancien président du Liberia, âgé de 62 ans, est accusé d'avoir fourni armes et munitions en échange de diamants aux rebelles du Front révolutionnaire uni (RUF) durant la guerre civile en Sierra Leone (1991-2001), qui avait fait 120 000 morts.
« Charles Taylor porte la plus grande responsabilité dans les crimes horribles commis contre la population de Sierra Leone à travers la campagne de terreur dont elle a été la cible », a affirmé la procureure. « Il a dirigé, instauré, alimenté et soutenu la campagne de terreur », a soutenu Mme Hollis, « pour contrôler de force la population et le territoire de Sierra Leone (...) et pour piller les ressources, en particulier les diamants ».
La procureure Brenda Hollis a dénoncé hier la « cupidité » de Charles Taylor, responsable, selon elle, d'« atrocités » alors que l'ancien président du Liberia a décidé à la mi-journée de ne plus assister au réquisitoire devant le Tribunal spécial pour la Sierra Leone (TSSL) à Leidschendam, près de La Haye.La procureure avait entamé son réquisitoire en l'absence de l'avocat de la défense, Courtenay Griffiths. Celui-ci avait quitté la salle d'audience pour protester contre le refus des juges d'accepter le document final reprenant les arguments de la défense, déposé avec vingt jours de retard. Après une pause à la mi-journée, l'accusé n'est pas revenu dans le box. « Il a dit qu'il était très affecté et avait besoin de repos », a expliqué une responsable du tribunal, Claire Carlton-Hanciles. La...
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