Rechercher
Rechercher

Liban

Joumblatt : Personne ne peut donner des leçons au peuple égyptien

Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est arrêté dans son éditorial hebdomadaire au Anba', organe de son parti, sur la situation en Égypte.
« Personne n'a la compétence de donner des leçons et de faire des sermons au peuple militant égyptien qui essaie de recouvrer la liberté à laquelle il aspire et qui réclame ses droits légitimes, tels que la liberté d'opinion et d'information, ainsi que la liberté de manifester, la démocratie, une vie digne, la justice sociale et l'alternance pacifique du pouvoir », a-t-il dit, après avoir évoqué les répercussions du mouvement égyptien de révolte sur l'ensemble de la région.
M. Joumblatt a mis l'accent sur « la panique qui s'est emparée de nombreuses capitales occidentales à la seule idée de pouvoir perdre un ami et un allié fondamental qui a assumé, dans l'Orient arabe, des rôles importants au niveau de la répression des libertés, de l'incarcération et de la torture de milliers de prisonniers d'opinion, de la protection d'Israël et du pillage des ressources de son pays, dont les chiffres commencent à apparaître ». M. Joumblatt s'est ainsi arrêté dans ce cadre sur les commentaires de la secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, qu'il a ironiquement désignée d'« orientaliste ». M. Joumblatt a également critiqué, sans la nommer, la chancelière allemande, qu'il a surnommée « l'ange de fer », pour avoir « donné (aux Égyptiens) des leçons sur le transfert progressif vers la démocratie ». Le chef du PSP n'a pas épargné, au passage, la Grande-Bretagne, « l'ancien nouveau colonialiste du monde arabe », notamment son secrétaire au Foreign office, « qui multiplie les sermons au sujet de l'édification de la démocratie et qui aurait mieux fait de s'occuper des affaires internes de son pays qui échoue lamentablement à gérer sa diversité culturelle à l'heure où tous les pays en voie de développement, dont l'Inde, y réussissent ».
Le chef du PSP n'a pas épargné non plus les Français « qui sont toujours sous le choc de la perte de leur fidèle ami (tunisien) Zein el-Abidine Ben Ali », estimant que « seul le Premier ministre italien n'a pas pris la peine de rechercher des phrases floues pour dissimuler ses positions, puisqu'il a sans ambages proclamé son appui à Moubarak ».
Critiquant les changements entrepris au niveau du parti égyptien au pouvoir, il a estimé que « toute la classe gouvernante doit être arrêtée et jetée en prison avant de pouvoir faire fuir son argent vers l'étranger ». Il a également mis en garde les composantes de l'opposition égyptienne contre des négociations isolées avec des pôles du pouvoir et s'est prononcé pour un transfert du pouvoir sous l'égide de l'armée.
Le chef du PSP, Walid Joumblatt, s'est arrêté dans son éditorial hebdomadaire au Anba', organe de son parti, sur la situation en Égypte. « Personne n'a la compétence de donner des leçons et de faire des sermons au peuple militant égyptien qui essaie de recouvrer la liberté à laquelle il aspire et qui réclame ses droits légitimes, tels que la liberté d'opinion et d'information, ainsi que la liberté de manifester, la démocratie, une vie digne, la justice sociale et l'alternance pacifique du pouvoir », a-t-il dit, après avoir évoqué les répercussions du mouvement égyptien de révolte sur l'ensemble de la région.M. Joumblatt a mis l'accent sur « la panique qui s'est emparée de nombreuses capitales occidentales à la seule idée de pouvoir perdre un ami et un allié fondamental qui a assumé, dans l'Orient arabe,...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut