« Nous voulons un gouvernement où le partenariat soit à l'honneur. Nous souhaitons que le gouvernement en gestation soit le plus représentatif possible de l'éventail politique », a affirmé hier le député Hassan Fadlallah.
« Nous n'avons aucune objection à ce que toutes les chances soient données à la formation d'un gouvernement où le plus grand nombre possible de forces politiques soient représentées, a affirmé le parlementaire. Nous sommes pour la coopération et l'entente, et sommes convaincus que le Liban ne peut se redresser sinon par ce moyen (...) Que le temps nécessaires soit pris pour persuader ceux qui veulent rejoindre les rangs de ce gouvernement. Certes, en fin de compte, il est indispensable que le gouvernement soit formé, mais nous sommes toujours dans les délais raisonnables nécessaires à la formation d'un nouveau gouvernement. »
Le député Hani Kobeyssi a plaidé aussi pour la plus large participation au gouvernement, mettant en garde contre « les atermoiements » auxquels se livrent, selon lui, des milieux du 14 Mars.
De son côté, le président du conseil exécutif du Hezbollah, cheikh Nabil Kaouk, a assuré que son parti « s'abstiendra de toute vengeance politique ou ostracisme » dans l'exercice du pouvoir.
« Nous voulons que la formation du gouvernement soit une chance pour toute la patrie. Participons au pouvoir avec efficience, afin de faire plus énergiquement face au projet-complot américain. »
Pour sa part, cheikh Abdel Amir Kabalan, vice-président du Conseil supérieur chiite, a souhaité qu'un « gouvernement de salut national » soit formé le plus vite possible sur la base du principe « ni vainqueur ni vaincu », et « loin des discordes confessionnelles attisées par Israël ». « Le Liban ne se redresse que par la participation de toutes ses communautés », a-t-il lancé.
Enfin, par la voix de son président, le député Assaad Hardane, le PSNS a invité le gouvernement à « prendre le plus court chemin vers la stabilité » en entamant sans tarder un chantier de réformes comprenant une nouvelle loi électorale et « un plan de renaissance pédagogique ».

