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Heurts entre manifestants pro et anti-Moubarak au Caire

Des violents accrochages ont éclaté mercredi entre partisans du président Hosni Moubarak et manifestants qui réclament son départ sur la place Tahrir au Caire, faisant une dizaine de blessés sans que l'armée présente sur place n'intervienne.
Les affrontements place Tahrir, épicentre de la contestation depuis neuf jours, où l'opposition accuse des policier en civil d'être entrés en force, ont fait au moins 10 blessés dont beaucoup saignaient de la tête, selon un journaliste de l'AFP sur place.
Des pro-Moubarak ont chargé les manifestants à dos de cheval et de chameau, avant d'être encerclés, désarçonnés et battus, selon l'AFP.
Peu auparavant, l'armée égyptienne avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, dans un communiqué lu à la télévision d'Etat, au lendemain d'un discours solennel du président annonçant qu'il ne se représenterait pas à la présidentielle, prévue en septembre.
Cet appel n'a pas dissuadé les contestataires de poursuivre leur mouvement, et même de confirmer un appel à de nouveaux rassemblements massifs vendredi, journée baptisée +vendredi du départ+ par l'opposant Mohamed ElBaradei.
Place Tahrir, les accrochages ont éclaté à la mi-journée entre les milliers de manifestants qui mènent depuis le 25 janvier une révolte sans précédent contre le président égyptien au pouvoir depuis 1981, et les partisans de ce dernier, mobilisés depuis mercredi.
Les deux camps en sont venus aux mains après une matinée très tendue.
Ils échangeaient coups de poings et de bâtons, jets de pierres autour des chars de l'armée gardant les entrées de la place.
Certains militaires appelaient au calme debout sur leur char, sans s'interposer alors que d'autres s'abritaient des projectiles. Un véhicule militaire a été endommagé et ses occupants cherchaient un abri pour se protéger des pierres.
Un témoin a indiqué à l'AFP que des objets métalliques étaient utilisés dans la bataille.
"Des pro-Moubarak et la police secrète habillée en civil ont envahi la place pour faire cesser la révolte", a accusé un manifestant, Mohammed Zomorj, tandis que des anti-Moubarak criaient "Moubarak est devenu fou".
Trois mouvements de la coalition anti-Moubarak avaient affirmé plus tôt dans un communiqué que des policiers en civil étaient entrés en force sur la place, peu avant les affrontements.
Le régime égyptien semblait pourtant avoir lâché du lest mercredi, annonçant que le Parlement égyptien avait suspendu ses séances jusqu'à la révision des résultats des dernières législatives, marquées par des accusations de fraude et de violences.
L'accès à internet a été partiellement rétabli en milieu de journée.
Le couvre-feu en vigueur depuis vendredi dans la capitale égyptienne ainsi qu'à Alexandrie (nord) et à Suez (est), sera en outre allégé à partir de mercredi.
Le couvre-feu commencera à 17H00 (15H00 GMT) au lieu de 15H00 actuellement et se terminera à 07H00 (05H00 GMT) contre 08H00 jusqu'ici, a indiqué la télévision publique dans un bandeau.
La "marche du million" de mardi s'était déroulée sans heurts, mais il y a au moins 300 morts selon un bilan non confirmé de l'ONU, et des milliers de blessés, pendant la première semaine du mouvement de contestation.
Des violents accrochages ont éclaté mercredi entre partisans du président Hosni Moubarak et manifestants qui réclament son départ sur la place Tahrir au Caire, faisant une dizaine de blessés sans que l'armée présente sur place n'intervienne.Les affrontements place Tahrir, épicentre de la contestation depuis neuf jours, où l'opposition accuse des policier en civil d'être entrés en force, ont fait au moins 10 blessés dont beaucoup saignaient de la tête, selon un journaliste de l'AFP sur place.Des pro-Moubarak ont chargé les manifestants à dos de cheval et de chameau, avant d'être encerclés, désarçonnés et battus, selon l'AFP.Peu auparavant, l'armée égyptienne avait appelé les manifestants à rentrer chez eux, dans un communiqué lu à la télévision d'Etat, au lendemain d'un discours solennel du président...