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Moyen Orient et Monde - Yémen

Saleh convoque le Parlement, l’opposition rejette le dialogue

Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, confronté à des protestations populaires, réunit aujourd'hui la Chambre des députés et le Conseil consultatif, à la veille d'une manifestation de l'opposition. Cette réunion extraordinaire intervient alors que le chef de l'État a multiplié les mesures sociales et économiques face à la montée de la grogne populaire dans ce pays pauvre de 24 millions d'habitants.
Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a plaidé simultanément pour « la poursuite du dialogue » avec l'opposition parlementaire. Le dialogue sur des réformes politiques marque le pas depuis la décision des autorités d'organiser des élections législatives le 27 avril sans attendre le résultat de ce dialogue.
« Je crains que cet appel au dialogue ne soit tardif (...). Le dialogue n'est plus une revendication » des Yéménites qui « réclament désormais un changement de régime et le départ du président (Saleh) », a déclaré à l'AFP Mohammad al-Sabri, un dirigeant du Forum commun, une alliance de l'opposition parlementaire.
Le chef du Forum commun, Mohammad al-Moutawakel, a pour sa part assuré aux journalistes qu'il « n'y aura pas de dialogue sans l'annulation des mesures prises unilatéralement par le parti au pouvoir », dans une référence à la décision de tenir les élections et au projet d'amendements constitutionnels.
Des milliers de Yéménites, inspirés par la Tunisie et l'Égypte, avaient manifesté jeudi dernier à Sanaa à l'appel de l'opposition pour réclamer le départ du président Saleh. Alors que l'opposition a appelé à une nouvelle journée de la colère demain, le CPG a invité ses partisans à des manifestations aujourd'hui.
Le président yéménite Ali Abdallah Saleh, confronté à des protestations populaires, réunit aujourd'hui la Chambre des députés et le Conseil consultatif, à la veille d'une manifestation de l'opposition. Cette réunion extraordinaire intervient alors que le chef de l'État a multiplié les mesures sociales et économiques face à la montée de la grogne populaire dans ce pays pauvre de 24 millions d'habitants.Le parti au pouvoir, le Congrès populaire général (CPG), a plaidé simultanément pour « la poursuite du dialogue » avec l'opposition parlementaire. Le dialogue sur des réformes politiques marque le pas depuis la décision des autorités d'organiser des élections législatives le 27 avril sans attendre le résultat de ce dialogue.« Je crains que cet appel au dialogue ne soit tardif (...). Le dialogue n'est plus une...
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