Le sommet, prévu jusqu'aujourd'hui, devrait entériner les décisions prises vendredi et samedi sur la Côte d'Ivoire lors de réunions préparatoires. L'UA va mettre en place un panel de cinq chefs d'État représentant les différentes régions du continent, chargé de présenter d'ici à un mois des décisions « contraignantes » pour résoudre l'imbroglio né du scrutin présidentiel contesté du 28 novembre. Il s'agit « d'amener Alassane Ouattara à exercer la réalité du pouvoir » dans le pays « par la négociation », a précisé samedi le président de la commission de l'UA, Jean Ping, ajoutant que son organisation considérait toujours M. Ouattara comme le vainqueur du scrutin qui l'a opposé au président sortant Laurent Gbagbo. Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, écartant fermement l'idée avancée par M. Gbagbo d'un recompte des voix, a appuyé la création de ce panel et a appelé « le président Outtara à former un gouvernement d'union nationale ».
Le sommet a aussi été rattrapé par les manifestations populaires qui ont fait fuir le président tunisien Ben Ali et qui menacent le régime du président Moubarak en Égypte. M. Ban a appelé à « la retenue, à la non-violence et au respect des droits fondamentaux » en Égypte. Le président français, Nicolas Sarkozy, a pour sa part invité les dirigeants africains à tirer les leçons des révoltes en Tunisie et en Égypte pour « devancer » le désir de changement de leurs populations.
Enfin, l'organisation continentale s'est félicitée du déroulement du référendum d'autodétermination au Sud-Soudan. Le Sud-Soudan s'est prononcé à 98,83 %, selon des résultats préliminaires complets annoncés hier, en faveur de l'indépendance qui doit être proclamée en juillet. M. Ping a appelé le Nord et le Sud-Soudan à « redoubler d'efforts pour préserver la paix ».


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve