Rechercher
Rechercher

Moyen Orient et Monde - Golfe

Oman démantèle une cellule d’espionnage au profit des Émirats

Abou Dhabi dément formellement tout lien avec cette affaire et offre de coopérer à l'enquête.

Le sultanat d'Oman a annoncé hier avoir démantelé une cellule d'espionnage au profit des Émirats arabes unis. « Les services de sécurité du sultanat ont réussi à démanteler une cellule d'espionnage relevant de la Sûreté de l'État des Émirats arabes unis et qui prenait pour cible le régime d'Oman et les mécanismes d'action du gouvernement et de l'armée », a déclaré un porte-parole des services de sécurité, cité par l'agence officielle ONA.
Toutefois, le ministère émirati des Affaires étrangères a catégoriquement démenti ces informations. « Les Émirats ont accueilli avec choc et stupéfaction les informations de l'agence officielle omanaise » et « démentent catégoriquement toute connaissance d'une telle cellule et tout lien » avec cette affaire, a affirmé le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. Il a assuré que les Émirats étaient « soucieux de développer leurs relations fraternelles avec le sultanat » et qu'ils étaient disposés « à coopérer entièrement avec le sultanat en toute transparence dans toute enquête qui serait menée » au sujet de cette cellule.
Selon une source proche du dossier à Mascate, la cellule, découverte il y a environ cinq mois, a été suivie, puis démantelée par les services de renseignements omanais. « Elle rassemblait des informations sur les activités militaires, sécuritaires et économiques au sultanat et recevait en contrepartie d'importantes sommes d'argent des services de la Sûreté de l'État des Emirats arabes unis », a-t-on ajouté de même source. La cellule « s'est intéressée au processus de succession du sultan Qabous, en l'absence d'un héritier au trône », a révélé à l'AFP une source au sein des services de sécurité omanais, qui a requis l'anonymat. « Les accusés seront poursuivis en justice conformément aux procédures en vigueur » dans le sultanat, a ajouté le porte-parole des services de sécurité sans préciser leur nombre ni la date de leur procès ou devant quelle juridiction ils devront comparaître. La Cour de sûreté de l'État d'Oman a été supprimée en septembre 2010 par un décret du sultan.
Le sultanat d'Oman et les Émirats, deux pays voisins, entretiennent officiellement de bonnes relations au niveau bilatéral et dans le cadre du Conseil de coopération du Golfe dont ils font partie. Cette affaire pourrait donc mettre à mal ces bonnes relations. Les deux pays avaient finalisé en juillet 2008 la démarcation de leurs frontières longues de 1 000 km, en vertu d'un accord conclu en juin 2002. Mais ils marquent leurs différences sur certains dossiers régionaux comme celui de l'Iran, avec lequel Oman entretient, contrairement aux Émirats, de bonnes relations.
À Oman, le problème de la succession se pose en l'absence de progéniture du sultan Qabous, 70 ans, qui dirige Oman depuis le renversement de son père en 1970. Le sultan Qabous a été brièvement marié en 1976 à sa cousine Kamila, la fille de son oncle paternel Tariq ben Taymour, mais n'a pas eu d'enfant. La loi fondamentale de l'État omanais, adoptée en 1996, stipule que la famille régnante doit se réunir en cas de vacance de pouvoir pour choisir un successeur dans un délai de trois jours. En cas de désaccord, le Conseil d'Oman confirme la personne que l'actuel sultan aura proposée dans son testament.

Le sultanat d'Oman a annoncé hier avoir démantelé une cellule d'espionnage au profit des Émirats arabes unis. « Les services de sécurité du sultanat ont réussi à démanteler une cellule d'espionnage relevant de la Sûreté de l'État des Émirats arabes unis et qui prenait pour cible le régime d'Oman et les mécanismes d'action du gouvernement et de l'armée », a déclaré un porte-parole des services de sécurité, cité par l'agence officielle ONA.Toutefois, le ministère émirati des Affaires étrangères a catégoriquement démenti ces informations. « Les Émirats ont accueilli avec choc et stupéfaction les informations de l'agence officielle omanaise » et « démentent catégoriquement toute connaissance d'une telle cellule et tout lien » avec cette affaire, a affirmé le ministère des Affaires étrangères...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut