Le tribunal de district a tribunal de district de Haïfa (nord), a condamné Amir Makhoul qui avait plaidé coupable d'espionnage en échange de l'abandon de chefs d'accusation plus graves par le ministère public, a indiqué un porte-parole des tribunaux.
Le tribunal l'avait reconnu coupable en octobre d'"espionnage" et annoncé que la sentence serait prononcée par la suite.
Selon l'acte d'accusation, Makhoul a rencontré lors d'un voyage en Jordanie un recruteur du Hezbollah vivant dans ce pays, avec lequel il serait resté en contact, acceptant d'aider le Hezbollah contre Israël en 2008.
En 2008 toujours, selon ce document, il a ensuite rencontré à Copenhague un autre agent du Hezbollah qui aurait installé sur son ordinateur portable un programme lui permettant de communiquer avec le mouvement.
Par la suite, il aurait régulièrement fait parvenir des informations au Hezbollah sur la localisation d'installations des services de sécurité israéliens, d'une base de l'armée et de bâtiments de l'industrie militaire.
Amir Makhoul, 52 ans, dont le frère Issa a été député au Parlement israélien, dirige l'ONG "Ittijah", qui regroupe diverses associations luttant pour les droits de l'Homme au sein de la communauté arabe israélienne.
Après son arrestation en mai, il avait clamé son innocence et affirmé avoir subi des mauvais traitements "physiques et psychologiques" durant les interrogatoires.
Pendant l'été 2006, Israël a mené une guerre au Liban contre le Hezbollah, conflit qui a fait plus de 1.200 morts côté libanais et plus de 160 côté israélien.
La communauté des Arabes israéliens, composée des descendants des 160.000 Palestiniens restés sur leurs terres après la création de l'Etat hébreu en 1948, compte 1,2 million de personnes, soit près de 20% de la population totale d'Israël. Elle se plaint de nombreuses discriminations.


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