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Liban - Gouvernement

Mikati consulte toujours, Hariri dénonce et accuse

Le Premier ministre désigné Nagib Mikati, soutenu par le Hezbollah, a rencontré samedi matin le chef de l'État Michel Sleiman pour lui rendre compte de ses entretiens avec les forces politiques du pays. Les consultations vont ensuite se poursuivre pour composer le cabinet auquel le camp de Hariri ne participera pas. Ce dernier s'est d'ailleurs prononcé, samedi, sur la chute de son gouvernement, estimant que c'était "la conclusion d'un ordre venu de l'extérieur qui se prépare depuis des mois et qui a été appliqué avec des outils locaux", dans une allusion claire à la Syrie, a l'Iran et au Hezbollah.

À l'issue de sa rencontre avec Michel Sleiman, au palais de Baabda, Nagib Mikati s'est refusé à tout commentaire./

À l'issue de sa rencontre avec Sleiman, Mikati s'est refusé à tout commentaire à la sortie de cet entretien de 55 minutes. Selon une source proche du nouveau Premier ministre, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, "la nouvelle équipe devrait compter de 24 à 30 ministres, avec des politiques et des technocrates".
"M. Mikati veut que cela soit rapide, mais pas précipité", a ajouté la même source. "Les contacts vont se poursuivre avec tous les partis afin d'obtenir une participation maximum au gouvernement". La Constitution libanaise n'impose aucun délai pour la naissance d'un cabinet : la formation d'équipes gouvernementales a parfois pris au Liban des semaines, voire des mois, même si dans ce cas des éditorialistes estimaient que cela ne devrait pas être le cas. Ainsi, le quotidien al-Akhbar écrivait: "Le cabinet devrait être formé vers le milieu de la semaine prochaine", alors que le quotidien al-Mustaqbal titrait en une: "Le gouvernement Hezbollah se met au travail".

Le PM désigné avait indiqué, après avoir conclu deux jours d'entretiens avec les représentants des groupes parlementaires, lors d'un bref point de presse, que le camp du Hezbollah et la coalition de M. Hariri lui avaient fait part de leurs demandes ou conditions. "J'ai refusé de m'engager par écrit face à ces demandes et je ne le ferai pas", avait dit M. Mikati. "C'est pourquoi ma position centriste est actuellement si importante". M. Mikati avait assuré qu'il allait prendre son temps avant d'annoncer la composition de son cabinet. "Il ne faut pas se précipiter pour former ce gouvernement" a-t-il estimé.
"Je suis arrivé à la conclusion que ce qui unit les Libanais est bien plus important que ce qui les divise", avait-il ajouté, réitérant sa conviction que les différences devaient être résolues par le dialogue.
Un haut responsable proche de M. Mikati, qui a demandé à rester anonyme, avait par la suite confié : "Il est désormais clair que" le camp de Saad Hariri "ne veut pas se joindre au nouveau gouvernement (...) Nous nous dirigeons maintenant vers un cabinet composé de technocrates et de politiciens".

Saad Hariri, quant à lui, a affirmé samedi que la chute de son gouvernement, le 12 janvier, était due "à d'énormes pressions extérieures dont le but a été de changer les règles du jeu démocratique".  Dans un communiqué publié par son parti, le Courant du Futur, M. Hariri a ajouté que le renversement de son cabinet a été "la conclusion d'un ordre venu de l'extérieur qui se prépare depuis des mois et qui a été appliqué avec des outils locaux". Il accusait ainsi implicitement la Syrie et l'Iran d'avoir provoqué sa chute, grâce à l'action au Liban du Hezbollah, le puissant parti chiite soutenu par ces deux pays.
M. Hariri a ajouté qu'il n'était plus question pour son parti de négocier quoi que ce soit sur le sujet épineux du Tribunal international sur le Liban (TSL).

À l'issue de sa rencontre avec Sleiman, Mikati s'est refusé à tout commentaire à la sortie de cet entretien de 55 minutes. Selon une source proche du nouveau Premier ministre, qui s'exprimait sous couvert de l'anonymat, "la nouvelle équipe devrait compter de 24 à 30 ministres, avec des politiques et des technocrates"."M. Mikati veut que cela soit rapide, mais pas précipité", a ajouté la même source. "Les contacts vont se poursuivre avec tous les partis afin d'obtenir une participation maximum au gouvernement". La Constitution libanaise n'impose aucun délai pour la naissance d'un cabinet : la formation d'équipes gouvernementales a parfois pris au Liban des semaines, voire des mois, même si dans ce cas des éditorialistes estimaient que cela ne devrait pas être le cas. Ainsi, le quotidien al-Akhbar écrivait: "Le cabinet...
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