Après avoir été interpellé durant sept heures mercredi, Guillermo Farinas, qui avait mené en 2010 une longue grève de la faim en soutien aux prisonniers politiques, avait été de nouveau arrêté jeudi alors qu'il se rendait avec une douzaine d'opposants à un poste de police pour protester contre la détention d'autres militants.
La police a justifié l'arrestation par le « scandale public » que les opposants auraient provoqué en s'en prenant aux autorités, lors de la tentative de délogement d'une famille qui occupait illégalement un logement, avait-il précisé.
Dans son rapport annuel publié jeudi, la CCDHRN juge que « la situation actuelle des droits de l'homme est très défavorable, avec une nette tendance à empirer à court et moyen terme », même si le nombre de prisonniers politiques est tombé à 105 à la fin de l'année, contre 201 en janvier 2010. Elle estime que les réformes économiques lancées par le gouvernement de Raul Castro « pourraient conduire à une augmentation des manifestations de mécontentement des citoyens, auxquelles le régime répondra avec une répression pure et dure, et partant à davantage de violations des droits civils, politiques, économiques et sociaux ».

