« On t’aime Madiba », ont écrit des enfants d’une école proche de l’hôpital Milpark, où est hospitalisé Nelson Mandela. Siphiwe Sibeko/Reuters
Le président Jacob Zuma a, pour sa part, appelé « au calme et à la retenue », dans un communiqué transmis depuis Davos où il se trouve pour le Forum économique mondial. « Le président Mandela va bien et est pris en charge par une équipe de spécialistes médicaux », a-t-il déclaré. « Madiba a 92 ans et n'est plus un jeune homme (...) On s'occupe bien de lui à l'hôpital », a également assuré le Congrès national africain (ANC), son ancien mouvement de lutte contre l'apartheid, au pouvoir depuis 1994. Dans le concert de messages rassurants, le Nobel de la paix Desmond Tutu a fait entendre une petite note discordante. « Bien sûr, nous aimerions qu'il reste éternellement parmi nous, mais vous savez... tout peut arriver », a-t-il reconnu lors d'une cérémonie publique.
La Fondation Mandela, qui gère les œuvres caritatives du Nobel de la paix et son image, avait annoncé mercredi son admission pour des « examens de routine ». « Il n'est pas en danger et il a un bon moral », avait-elle assuré dans un court communiqué. Depuis, la fondation a observé un silence total sur son état de santé, bien que la longueur du séjour de l'ancien président suscite l'inquiétude. Selon la presse sud-africaine, il a consulté un expert en pneumologie après avoir souffert d'une forte toux, mais la clinique s'est refusée à tout commentaire. Hier, la police contrôlait strictement les accès de l'établissement, devant lequel de nombreux journalistes étaient rassemblés. « Madiba, nous t'aimons », proclamait une large banderole affichée sur une école située à proximité. Des dessins colorés d'enfants et des messages lui souhaitant un bon rétablissement étaient accrochés à la clôture. « C'est très important de soutenir l'ancien président, parce qu'il a obtenu des changements énormes pour notre génération, a affirmé Ntho Molena, une lycéenne de 16 ans. Il s'est battu pour notre liberté. »
Sur Internet, les messages de solidarité affluaient. « Seigneur, protège Mandela, le monde n'est pas prêt à le perdre », pouvait-on lire sur Twitter, où d'autres internautes se plaignaient du manque d'informations : « Je ne comprends pas ce silence... Pourquoi n'y a-t-il pas plus de transparence sur un sujet aussi important ? »


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